Les Républicains vont-ils manquer de bras pour organiser leur primaire ?

(Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon en meeting commun à Nogent-sur-Marne. © Maxppp)

Une nouvelle affiche Nicolas Sarkozy/Alain Juppé. Ce sera mercredi soir à Limoges. Un meeting commun pour les élections régionales. Avec en toile de fond la primaire qui ne cesse de polluer cette campagne régionale. Dernier épisode en date : le débat relancé sur les 10.000 bureaux de vote prévus pour le scrutin interne de novembre 2016.

En politique plus qu'ailleurs, le diable se cache dans les détails et chez les Républicains, le diable se cache dans les bureaux de vote. "10.000 bureaux, ça va être difficile ", explique Nicolas Sarkozy, calculette en main. Un vote qui commence tôt le matin jusqu'au dépouillement, c'est huit bénévoles par bureau avec les éventuels absents : 80.000 personnes à trouver, justifie le président du parti.

"Personne ne partage son pessimisme"

De quoi raviver l'inquiétude de ses futurs rivaux qui rappellent à l'unisson que le nombre de 10.000 figure dans la charte de la primaire adoptée par le bureau politique. Impossible de revenir dessus : "Personne ne partage son pessimisme", réagit le camp Juppé, avec une autre calculatrice. Le code électoral, c'est quatre personnes, le président du bureau de vote, deux assesseurs, un secrétaire. Ça fait 40.000 personnes mobilisées : deux fois moins, dont les éventuels représentants des candidats.

Duel Fillon-Copé dans les têtes

C'est l'autre bataille en coulisse. Le duel Copé-Fillon en 2012 a laissé des traces. Chaque écurie veut son propre émissaire dans les bureaux de vote. La palme de la prudence revenant à François Fillon. L'ancien Premier ministre a décidé de recruter une personne spécialement dédiée à cette tâche. Objectif : 10.000 recrues.

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