Les pro-OGM remportent une bataille au Sénat

(Maxppp)

Le Sénat a rejeté lundi une proposition de loi socialiste interdisant la culture du maïs transgénique en France. C'est un coup dur pour le gouvernement puisque le texte ne reviendra pas devant les députés. La proposition voulait interdire en particulier le maïs MON 810. Des anti et pro-OGM continuent de s'opposer sur le transgénique à quelques semaines des semis.

A quelques semaines des
semis, les agriculteurs pro et anti-OGM s'affrontent sur leurs terres de
conviction avec des arguments juridiques. Ce lundi, les producteurs favorables à certains maïs transgéniques
ont reçu un sérieux coup de main du Sénat. Il a rejeté un texte socialiste
prévoyant la culture du maïs transgénique en France. La proposition n'ira pas à l'Assemblé nationale.

Un vote serré au Sénat

Contre la proposition de
loi du socialiste de l'Aveyron, Alain Fauconnier, l'UMP avait déposé une motion
d'irrecevabilité. Cette motion est passée avec les voix de 171 sénateurs de droite,
mais aussi du RDSE, à majorité radicaux de gauche tandis que 169 sénateurs ont voté contre.

Comme il s'agit
d'une proposition de loi issue du Sénat, le texte ne sera pas transmis aux députés. Si
le gouvernement veut qu'un texte de la même teneur soit étudié à l'Assemblée
nationale, où il aurait de fortes chances de passer, il faudrait qu'il demande à
un député de déposer une proposition similaire.

Le MON 810 en question, une fois de plus

La proposition de loi
rejetée avait notamment pour but de sécuriser juridiquement l'interdiction du
maïs MON 810. Il existait un arrêté d'interdiction datant de 2011, mais le Conseil
d'Etat l'a annulé en 2013. Cet OGM est produit par l'américain Monsanto et son renouvellement
d'autorisation est en cours d'examen par l'Union européenne. Un feu vert
européen n'empêche pas cependant à un Etat membre de prévoir une interdiction
par le biais d'un moratoire.

La course contre la montre

Des semis de maïs sont
prévus en mars et des
producteurs affichent leur intention de planter du MON 810. C'est le cas
notamment de Claude Ménara, producteur de maïs du Lot et Garonne près de
Marmande. Il se dit sûr de son bon droit et convaincu que "ce maïs transgénique
n'est pas plus dangereux que la version conventionnelle."

Les partisans de maïs
OGM ne désarment donc pas, alors que le gouvernement se trouve lui pris par le
temps pour interdire le seul cultivé dans l'Union européenne, le MON 810 de
Monsanto. Les premiers semis sont prévus vers le 15 mars. 

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