Les principales déclarations de Jean-Marc Ayrault sur France Info

(Nathanaël Charbonnier Radio France)

L'escalade de la violence en Ukraine et ce que peut faire l'Europe, les réticences du patronat face au pacte de responsabilité, le désarroi des électeurs de gauche avant les municipales et les rumeurs de remaniement... Autant de sujets commentés ce jeudi par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault sur France Info. 

"L'Union européenne soutient les valeurs de la démocratie, il faut que le dialogue politique reprenne " assure le Premier ministre à propos de la situation en Ukraine. Et il s'inquiète d'un "engrenage dangereux et d'abord pour les Ukrainiens". Et Jean-Marc Ayrault espère que des "décisions fortes, de sanctions" seront prises par les chefs d e la diplomatie française, allemande et polonaise qui se rendent à Kiev ce jeudi.

Le Medef et le pacte de responsabilité

Jean-Marc Ayrault balaie les critiques du Medef et son appel à reculer sur les textes qui "stressent" les patrons : "Le pacte n'est pas fait pour stresser mais pour mobiliser.  Il ne faut pas flancher, ni reculer ".

Les municipales et le risque d'abstention à gauche

"Ne   jugez pas trop vite. La France est de nouveau sur la bonne route et ce n'est pas le moment de se disperser dans des chemins de traverse. A partir du moment où (la politique gouvernementale) n'a pas immédiatement porté ses fruits, certains pensent que c'est une mauvaise politique. La politique que l'on mène dans la durée, ce n'est pas de l'obstination pour de l'obstination, c'est la marque de la volonté et du courage et dans une période de crise il faut de la volonté et du courage. C'est ce que nous avons."

Rumeurs de remaniement

"Le président de la République a décrit ce qu'il fallait faire. Moi j'anime la majorité parlementaire chaque semaine. Les spéculations, je les renvoie au bon sens...Lorsque le président de la République fixe un cap, c'est pour qu'il réussisse. Et moi je suis là pour qu'il réussisse parce que je suis au service de la politique de la France." Et il relativise : "Quand je pense aux difficultés de ma mission, elles sont très faibles par rapport aux difficultés que ressentent les Français".

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