Les prestations sociales souffriront du plan de rigueur d'après Boutin

Christine Boutin.
Christine Boutin. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

La présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) Christine Boutin a dénoncé vendredi l'application d'une taxe à la prestation familiale destinée aux parents qui s'arrêtent de travailler pour s'occuper de leurs enfants.

La présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) Christine Boutin a dénoncé vendredi l'application d'une taxe à la prestation familiale destinée aux parents qui s'arrêtent de travailler pour s'occuper de leurs enfants.

Le Complément du libre choix d'activité (CLCA), cette allocation familiale, sera désormais taxé. C'est que François Fillon a détaillé pour redresser l'économie. Christine Boutin s'y oppose véhément.

"S'attaquer au congé parental (ou complément du libre choix d'activité - CLCA), qui n'est déjà que de 560 euros par mois, c'est pousser les mères et les pères qui souhaitent s'occuper de leurs enfants au cours des trois premières années de leur vie à accepter de très durs sacrifices financiers ou à abandonner leur projet", a expliqué dans un communiqué Christine Boutin. "Je m'insurge contre la taxation de ce dispositif, à hauteur de 140 millions d'euros par an, alors que, dans le même temps, la contribution exceptionnelle des plus riches ne devrait rapporter que 200 millions", a ajouté la présidente du PCD, allié à l'UMP.

La famille et l'aide sociale sont deux sujets clés du programme de Christine Boutin. La candidate conservatrice avait récemment déclaré vouloir remettre à plat le système fiscal pour favoriser les prestations sociales.

Elle envisage, comme Martine Aubry, de " taxer les opérations boursières de manière forte quand la détention est très courte". Christine Boutin veut aussi définir l'écart fiscal en définissant "un écart de richesse tolérable" et instaurer une allocation universelle.