Les "Humanistes" de l'UMP ont lancé leur courant

Jean Leonetti
Jean Leonetti (AFP)

A six mois de la présidentielle, une centaine de parlementaires centristes de l'UMP se sont rassemblés mercredi dans un nouveau courant, "Les Humanistes de l'UMP"

A six mois de la présidentielle, une centaine de parlementaires centristes de l'UMP se sont rassemblés mercredi dans un nouveau courant, "Les Humanistes de l'UMP"

Objectif : "rééquilibrer" le parti majoritaire face à la très médiatique Droite populaire, jugée trop droitière."Il s'agit de montrer que la droite humaniste, modérée, est majoritaire à l'UMP", a déclaré le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Marc Laffineur, initiateur de ce mouvement avec le ministre des Affaires europénnes, Jean Leonetti (Parti radical).

Contrebalancer la Droite populaire
Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée pour le lancement du mouvement, M. Leonetti a expliqué que le but des Humanistes n'était pas de "contrer la Droite populaire", dont le poids croissant inquiète l'aile centriste, mais tout de même "d'équilibrer l'ensemble du message de l'UMP".

"Il ne s'agit pas de dire que les autres ne sont pas des humanistes mais nous ne pensons pas non plus que l'humanisme n'est pas populaire", a souligné M. Leonetti, en précisant que ce mouvement n'était "pas une écurie présidentielle" et qu'il soutenait "très clairement Nicolas Sarkozy pour 2012".

Critiques en creux de certaines mesures du quinquennat Sarkozy
Désireux de peser dans le débat présidentiel, les Humanistes , qui prônent "une politique de l'adhésion plutôt que de la contrainte", entendent faire des propositions en vue notamment de "renouveler le fonctionnement démocratique", de mettre en place "une fiscalité plus juste et plus efficace", une justice "fondée sur le respect mutuel" et de "changer l'approche du travail" en privilégiant le "travailler mieux et travailler tous".

Autant de critiques, en creux, de la politique du quinquennat de Nicolas Sarkozy (bouclier fiscal, travailler plus pour gagner plus, mesures sécuritaires...)

Plusieurs ministres signataires de la "charte des valeurs"
Parmi les 109 signataires de la "charte des valeurs" du mouvement, figurent trois autres ministres (Nora Berra, Jeannette Bougrab et Henri de Raincourt), l'ex-Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, des proches du patron de l'UMP, Jean-François Copé (Valérie Rosso-Debord) mais aussi de François Fillon (Jean-François Lamour), des sarkozystes (Dominique Dord), des centristes, des libéraux et des radicaux. Pierre Méhaignerie, annoncé, n'y figure pas. Non signataire, le secrétaire général adjoint de l'UMP, Marc-Philippe Daubresse (centristes sociaux) était présent au point presse.

Interrogé sur l'initiative, M. Copé a dit "encourager vivement les sensibilités à s'exprimer". "En revanche, un courant organisé, c'est plutôt le PS, ce n'est pas l'UMP. Nous, on ne compte pas le nombre de gens qui y participent". Pourtant, les Humanistes insistent bel et bien sur leurs "109 membres".