Les alliés du PS dans l’attente d’un candidat

PC, Verts et PS réunis lors de la Fête de l\'Humanité de 2011
PC, Verts et PS réunis lors de la Fête de l'Humanité de 2011 (AFP)

Qui sera le candidat définitif du Parti socialiste ? Avec qui Europe Ecologie et le Front de gauche vont-ils devoir négocier ? Ce sont les questions que les alliés du PS se posent en attendant le second tour de la primaire socialiste.

Qui sera le candidat définitif du Parti socialiste ? Avec qui Europe Ecologie et le Front de gauche vont-ils devoir négocier ? Ce sont les questions que les alliés du PS se posent en attendant le second tour de la primaire socialiste.

Martine Aubry ou François Hollande ? Les alliés du PS se gardent d'officialiser leur préférence. Mais à l'issue du premier tour, la maire de Lille conserve l'avantage chez Europe Ecologie tandis que le Front de gauche veut voir dans la surprise Montebourg des raisons d'espérer pour 2012.

Europe Ecologie

Depuis le début de la primaire, EELV et sa secrétaire nationale Cécile Duflot ont officiellement observé une neutralité, tout en saluant la position de Mme Aubry sur la sortie du nucléaire, condition pour un accord avec le PS que les deux partenaires sont censés boucler courant novembre.

"Nous travaillerons avec celui ou celle qui sera désigné dimanche soir", affirme Jean-Vincent Placé, conseiller politique de Mme Duflot. Il faut que "le futur président ou la future présidente soit quelqu'un sinon de normal, du moins un président stratège et coordonateur" qui "respecte le travail fait par les partis politiques", souligne le sénateur de l'Essonne.

Chez les militants écolos qui ont voté nombreux dimanche, la préférence va clairement à Martine Aubry, choisie "très majoritairement", selon M. Placé, pour sa "position claire sur les questions écologiques, en particulier la sortie du nucléaire".

A EELV, on a aussi voté "significativement pour Arnaud Montebourg", sa "démondialisation" et "son refus de l'ordre établi" entre VIe République et rénovation politique.

Front de gauche

Plus à gauche, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a également salué "la percée spectaculaire" du député de Saône-et-Loire (17%), face aux "deux candidats du programme officiel" du PS.

Au Parti de gauche où on espère que M. Montebourg n'acceptera "aucun marchandage" de second tour, on décèle un "succès indirect du Front de gauche" dans ce résultat, comme Jean-Pierre Chevènement (MRC) qui y voit la force de ses propres idées contre "la mondialisation libérale".

Globalement, le succès de la primaire prouve "une envie forte de se mobiliser" pour "la défaite de Sarkozy" en 2012, souligne Pierre Laurent. Mais le secrétaire national du PCF n'attend toutefois "pas de miracle de la désignation du candidat" PS dont le programme est "insuffisant".