Législatives : le socialiste Fillola fait dissidence en Haute-Garonne

La place du Capitole à Toulouse, lors du meeting de François Hollande
La place du Capitole à Toulouse, lors du meeting de François Hollande (PASCAL PAVANI / AFP)

Le maire socialiste de Balma, Alain Fillola, présentera une candidature dissidente aux législatives dans une circonscription clé de la Haute-Garonne, en violation de l'accord national PS-EELV accordant cette circonscription à un Vert.

Le maire socialiste de Balma, Alain Fillola, présentera une candidature dissidente aux législatives dans une circonscription clé de la Haute-Garonne, en violation de l'accord national PS-EELV accordant cette circonscription à un Vert.

Alain Fillola a informé le conseil fédéral du PS de la Haute-Garonne mercredi de sa décision, attendue de longue date, de briguer un siège dans la troisième circonscription, malgré l'investiture de François Simon (Europe Ecologie-les Verts).

Le premier secrétaire du PS-31, Sébastien Denard, a signifié à M. Fillola, encarté depuis 1973, qu'il allait être exclu, conformément aux statuts du parti et à l'accord électoral avec EELV.

Cette circonscription actuellement détenue par le maire socialiste de Toulouse, Pierre Cohen, qui ne se représente pas, a été redécoupée et taillée sur mesure pour l'UMP selon la gauche. Elle passe pour stratégique dans la future bataille pour la mairie de Toulouse en 2014. L'ancien maire UMP (2004-2008) de la quatrième ville de France, Jean-Luc Moudenc, y est candidat à la députation.

Or, des dix circonscriptions de la Haute-Garonne où le PS et ses alliés peuvent esperer un grand chelem, la troisième risque d'être la plus disputée, de l'aveu même des socialistes. Dans un département très à gauche où François Hollande a surclassé Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle dimanche, le candidat socialiste y a enregistré son moins bon score: moins de 53%.

Un certain nombre de socialistes se sont donc émus de la décision de laisser la circonscription à Europe Ecologie-les Verts. M. Fillola, 62 ans, par ailleurs conseiller général et vice-président du Grand Toulouse, a lui-même toujours considéré comme une "erreur politique" la candidature de François Simon, pourtant un ancien socialiste, contre M. Moudenc.

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