Le siège de Bygmalion perquisitionné

(Le siège de Bygmalion perquisitionné ce matin © MaxPPP)

Après le domicile de Guillaume Peltier hier, c'est le siège même de Bygmalion qui est perquisitionné aujourd'hui, toujours dans le cadre d'une enquête sur des enquêtes et sondages commandés par la ville de Menton.

Bygmalion dans la tourmente... Cette fois, ce ne sont pas les prestations surfacturées à l'UMP qui sont en cause, mais des prestations à la mairie de Menton. Ce qui a valu une perquisition, hier, à Guillaume Peltier ; et qui en vaut une autre, en ce moment, au siège de Bygmalion à Paris.

Trois policiers de la Direction des affaires économiques et financières de la PJ de Nice, et au moins deux agents de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, sont arrivés dans la matinée au siège de la société.

Un contrat scindé en deux ? 

Le maire UMP de Menton (Alpes-Maritimes), Jean-Claude Guibal, a commandé un "audit de communication accompagné de recommandations stratégiques" à la société Bygmalion, et a demandé une "évaluation", un "accompagnement" et un "suivi des politiques publiques municipales" à la société Com1+, dirigée par Guillaume Peltier, le leader de la Droite Forte.

Le contrat décroché par les deux entreprises dépassait les 15.000 euros, le seuil au-delà duquel un appel d'offres est obligatoire. Les enquêteurs soupçonnent donc les entreprises de s'être arrangées pour découper le marché en deux parts, avec l'aval du maire, pour ne pas dépasser le seuil...

L'enquête n'en est à qu'à ses débuts. De source policière, on indique que d'autres communes du département pourraient être concernées par l'enquête.