le PS a voulu donner samedi lors de sa convention sur "l'égalité réelle" l'image d'un parti apaisé

Martine Aubry, Ségolène Royal et Benoît Hamon à la convention du PS
Martine Aubry, Ségolène Royal et Benoît Hamon à la convention du PS (AFP/JACQUES DEMARTHON)

C'est autour de "l'égalité réelle", texte sur l'éducation, le logement, la santé qui avait révélé en novembre de sérieuses divisions en interne, que les socialistes ont fait assaut de courtoisie et de politesse, saluant les uns après les autres le "travail" accompli.

C'est autour de "l'égalité réelle", texte sur l'éducation, le logement, la santé qui avait révélé en novembre de sérieuses divisions en interne, que les socialistes ont fait assaut de courtoisie et de politesse, saluant les uns après les autres le "travail" accompli.

Cette convention a aussi permis à la dirigeante du PS Martine Aubry de réaffirmer son statut de "leader de la gauche", selon l'un de ses proches.

"Dans 500 jours aura lieu l'élection présidentielle où nous solliciterons la confiance des Français pour engager le changement", a lancé Mme Aubry devant quelque 700 délégués et militants rassemblés à Paris."Nous avons mis en place le socle de notre projet, nous avons commencé à dessiner une autre France", a-t-elle assuré, dans un discours reprenant les principales propositions du PS élaborées depuis six mois.

Un volet important sur l'éducation
La convention sur l'égalité est la dernière d'une série de quatre -sur l'économie, la rénovation et l'international-, avant la présentation en avril du projet global, dans la perspective de 2012. Elle comprend notamment un volet important sur l'éducation, "au coeur du pacte républicain". "Nous avons beaucoup travaillé", a insisté Mme Aubry, déterminée à prouver "que la crédibilité a changé de camp, que le bon projet pour la France, c'est le projet socialiste".

La feuille de route 2011 est livrée
Elle a livré la feuille de route pour 2011 : mobiliser le PS en vue des cantonales, bâtir le projet, permettre des primaires "irréprochables" et rassembler la gauche. "Le carré magique", résumait le fabiusien Guillaume Bachelay.

...ainsi qu'une mise au point sur les primaires
A propos des primaires, Mme Aubry a réitéré sa mise au point sur le calendrier et souhaité que "les idées précèdent les ambitions". La candidate Ségolène Royal n'était alors pas encore arrivée à la convention. "On ne s'engueule plus au PS , on est d'accord sur l'égalité réelle, on est content quand on est tous sur le terrain au même temps", s'est finalement exclamée la maire de Lille, en référence aux dernières turbulences au sein du parti.

Mercredi dernier, Martine Aubry et Ségolène Royal, candidate aux primaires, ont effectué chacune un déplacement en banlieue, le même jour et sur le même thème.

Moscovici a voté le texte sur l'égalité réelle
Quant au projet sur "l'égalité réelle", il avait suscité de fortes réserves, et plusieurs ténors socialistes, s'inquiétant de l'absence de hiérarchisation et de financement des mesures, s'étaient abstenus lors du vote du texte en Conseil national (parlement du parti) il y a un mois.

Parmi eux, le député Pierre Moscovici a annoncé samedi qu'il voterait le texte, après que certains de ses amendements, notamment sur la démocratie sociale, eurent été intégrés."Le texte aujourd'hui a évolué, c'est certain. Je me réjouis aujourd'hui d'avancées qui se sont fait jour", a-t-il dit. Pour autant, il "garde certaines interrogations et certaines réserves", car les problèmes de financement et de hiérarchie des mesures ne sont "pas des questions mineures".

Auparavant à la tribune, le député Henri Emmanuelli, de l'aile gauche du parti, avait ironisé sur "la petite bulle heureuse" dans laquelle semblent baigner les socialistes et lancé une pique à ceux qui prônent le "réalisme". "Le réalisme, c'est fondamental, mais c'est très relatif, c'est très politique et ça dépend de l'endroit où on se trouve dans la salle", a-t-il déclaré.

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