Le président de la République a assuré mardi qu'il maintenait son projet de prime aux salariés dévoilé en avril dernier

AFP - Lionel Bonanventure
AFP - Lionel Bonanventure (AFP - Lionel Bonanventure)

Lors d'une table ronde à Nancy, le chef de l'Etat a répété qu'il ne reculerait pas sur son projet en dépit de l'hostilité du patronat et des syndicats.Exonérée de charges sociales jusqu'à hauteur de 1.200 euros, cette prime sera obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés qui distribuent des dividendes en hausse à leurs actionnaires.

Lors d'une table ronde à Nancy, le chef de l'Etat a répété qu'il ne reculerait pas sur son projet en dépit de l'hostilité du patronat et des syndicats.

Exonérée de charges sociales jusqu'à hauteur de 1.200 euros, cette prime sera obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés qui distribuent des dividendes en hausse à leurs actionnaires.

"Je pense qu'ils ont grand tort de ne pas considérer que c'est un élément de compétitivité que d'avoir des salariés dans les entreprises qui se voient reconnus pour le travail qu'ils ont fait", a déclaré Nicolas Sarkozy à propos des employeurs.

"C'est une question de justice, le jour où dans notre pays on aura compris que quand tout le monde se sent respecté dans l'entreprise, l'entreprise va mieux, on aura fait un pas de géant dans la compétitivité de la France", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat s'est par ailleurs félicité que le taux d'emploi des 55-59 ans se soit amélioré de cinq points entre 2007 et 2010 en France, ce qui a permis de rattraper la moyenne européenne, selon M. Sarkozy.

La France reste cependant à la traîne en Europe sur la tranche d'âge 55/64 ans, avec un taux d'emploi qui atteignait 38,3% en 2009, selon des statistiques Eurostat, contre une moyenne de 46,5% dans l'Union, 51,5% en Allemagne et un plus haut de 70% enregistré en Suède.