Le plus mauvais score du PS depuis 1994

La première secrétaire du PS Martine Aubry
La première secrétaire du PS Martine Aubry (© France)

Depuis le score de Michel Rocard en 1994 (14,4%), jamais le PS n'avait eu un score aussi bas

Depuis le score de Michel Rocard en 1994 (14,4%), jamais le PS n'avait eu un score aussi basDepuis le score de Michel Rocard en 1994 (14,4%), jamais le PS n'avait eu un score aussi bas

Si les estimations se confirment, le PS fait un score équivalent à celui de Lionel Jospin en 2002. Le PS est en revanche loin de son score de 2004 (28,90).

La première secrétaire du PS Martine Aubry a estimé dimanche que "le Parti socialiste a surtout besoin d'une profonde rénovation" et "du rassemblement de la gauche".

"Je prends toute la mesure de la responsabilité du PS dans le score qui est le sien, je ne cherche pas de raison extérieure à nous-mêmes", a-t-elle souligné, observant que "le PS a souffert de batailles internes et de divisions", qu'elle met "toutes (s)es forces pour le rassembler" et que "les choses avancent sans doute encore insuffisamment. "Unité, rénovation dans nos idées nos pratiques, rassemblement de la gauche sont les tâches majeures auxquelles nous allons nous atteler dès demain", a dit Mme Aubry.

Les socialistes, qui sortaient d'un congrès difficile, ont immédiatement commencé à débattre de leur score qu'il faut rapprocher des résultats des écologistes et du Front de gauche. Programme, stratégies, alliances...les éléments de débats ne manquent pas tant au sein du PS qu'entre les partis de gauche (y compris les écologistes).

Le député PS Arnaud Montebourg a plaidé pour un "nouveau parti de toutes les gauches". "Les perspectives, c'est le nouveau parti de toutes les gauches. Si nous ne sommes pas capables de ça, nous n'arriverons pas opposer une alternative à la droite", a-t-il déclaré. "Nous n'en sommes plus à rénover le Parti socialiste", "la gauche est en miettes", a-t-il assuré.

Vincent Peillon a jugé que le PS "est affaibli et paie ses divisions".

Pour Manuel Vals, Il faut que le Parti socialiste prenne la mesure du sursaut qu'il doit opérer sur lui-même. Sur le fond, sur sa manière d'être, sur sa méthode de travail, sur un langage qui est aujourd'hui mort. Il faut changer en profondeur".

Le plus critique sur le PS a été l'ex socialiste Jean-Luc Mélenchon, ancien ministre socialiste du gouvernement de la gauche plurielle (1997-2002) et leader du Front de Gauche: "Le score du PS est la démonstration du fait que la stratégie qu'il propose ne vaut rien. La gauche est dans le trou. Deux ans après la victoire de Nicolas Sarkozy, en pleine crise du capitalisme, qui marche en tête ? L'UMP. Nous sommes obligés de regarder cela en face".

Benoît Hamon reconnait l'ampleur du problème et estime que c'est toute "la social-démocratie" qui est en cause en Europe.
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