Le ministre de la Défense, Hervé Morin, se déclare opposé au cumul des fonctions de parlementaire et d'avocat d'affaires

Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, estime que \"le soupçon mine la démocratie\".
Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, estime que "le soupçon mine la démocratie". (AFP/GERARD CERLES)

Il l'affirme dans un entretien au journal Le Parisien daté de dimanche. Il rejoint la position de Martin Hirsch qui a critiqué dans un livre un tel cumul chez le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé."Nous avons besoin d'une nouvelle étape sur l'amélioration de la démocratie françaises", a déclaré le président du Nouveau Centre (NC).

Il l'affirme dans un entretien au journal Le Parisien daté de dimanche. Il rejoint la position de Martin Hirsch qui a critiqué dans un livre un tel cumul chez le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé.

"Nous avons besoin d'une nouvelle étape sur l'amélioration de la démocratie françaises", a déclaré le président du Nouveau Centre (NC).

Hervé Morin détaille les points sur lesquels il est nécessaire de se pencher : "cumul de mandats et de fonctions, conflits d'intérêts, équilibre des pouvoirs."

Je pense qu'on ne peut pas être avocat d'affaires et parlementaire", a dit le ministre de la Défense. "Je peux d'autant plus le dire que j'ai moi même été avocat dans un grand
cabinet", précise Hervé Morin qui estime que, "même si on est très scrupuleux sur la question, on engendre un jour ou l'autre le soupçon et le doute. Et le soupçon mine la démocratie".

"Un profond besoin d'éthique"
Concernant , qui doit être jugé au printemps 2011 dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris, Hervé Morin souligne que "la justice doit passer pour tout le monde".

"Vous connaissez des Français dispensés de procès ?", s'interroge-t-il, ajoutant : "Il y a un profond besoin d'éthique dans notre pays et je pense qu'une partie de l'élection présidentielle de 2012 se jouera sur cette question de l'éthique de responsabilité politique".

L'ancien Haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, est la cible d'attaques de la majorité UMP pour avoir, dans son ouvrage "Pour en finir avec les conflits d'intérêts", épinglé les deux chefs de file de l'UMP au Parlement : d'une part, le député de Seine-et-Marne Jean-François Copé pour ses activités d'avocat d'affaires, et d'autre part, le sénateur de la Meuse Gérard Longuet, qui avait reconnu avoir eu une mission de conseil pour GDF-Suez (2008-2009) pendant son mandat à la chambre haute.

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