Le groupe écologiste à l'Assemblée nationale est dissous après le départ de plusieurs députés pour le groupe socialiste

La député écologiste Cécile Duflot s\'exprime depuis les bancs de l\'Assemblée nationale, le 26 janvier 2016. 
La député écologiste Cécile Duflot s'exprime depuis les bancs de l'Assemblée nationale, le 26 janvier 2016.  (THOMAS SAMSON / AFP)

Eric Alauzet, François-Michel Lambert et Paul Molac vont ainsi rejoindre le groupe SRC (Socialiste, Républicain et Citoyen). 

Créé en 2012, le groupe écologiste comptait 16 députés. Le départ de trois d'entre eux vers le groupe socialiste, jeudi 19 mai, acte sa disparition, révèle La Chaîne Parlementaire. Il faut en effet 15 députés pour former un groupe autonome. Eric Alauzet, François-Michel Lambert et Paul Molac vont ainsi rejoindre le groupe SRC (Socialiste, Républicain et Citoyen), qui pourrait devenir le groupe SER (Socialiste, Ecologiste et Républicain), poursuit le site.

Toujours selon leurs informations, François De Rugy, Véronique Massonneau et Christophe Cavard pourraient opérer la même migration. 

Un groupe miné par la division 

"Ce départ est le résultat des divergences profondes entre les deux sensibilités représentées, d'une part, par François de Rugy, pro-gouvernement, et, d'autre part, par Cécile Duflot", explique le site de La Chaîne Parlementaire.

Le député François de Rugy avait prévenu jeudi que "l'existence" du groupe écologiste à l'Assemblée était "en cause" si celui-ci ne désignait pas, aux côtés de Cécile Duflot, un coprésident représentant la sensibilité pro-gouvernementale, plusieurs élus du groupe confirmant le risque d'implosion.

François de Rugy, qui a remplacé Denis Baupin à la vice-présidence de l'Assemblée après la démission de ce dernier, accusé d'agressions sexuelles, avait alors indiqué qu'il serait remplacé à la coprésidence du groupe par Véronique Massonneau. Mais, dans l'entourage de Cécile Duflot, on affirmait alors que l'ex-ministre était "la seule présidente du groupe pour l'instant".

"Le fait qu'il y ait une coprésidence, c'était quelque chose qui faisait partie de cet acte fondateur en 2012 auquel nous sommes attachés. S'il n'y en a plus, je ne vois pas comment il pourrait continuer à y avoir un groupe écologiste dans ces conditions", avait insisté le député de Loire-Atlantique.

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