Le gouvernement veut "accélérer"

(Jacky Naegelen Reuters)

Confronté à une chute spectaculaire dans les sondages, et aux doutes qui s'installent sur la capacité de l'exécutif à faire face à l'urgence, le chef de l'Etat entend repasser à l'offensive, notamment sur le front de l'emploi.

Accélérer. C'est la feuille de route que François Hollande a remis aux ministres mercredi matin. Et pour donner l'impression d'accélérer, rien de mieux que le vocabulaire guerrier : "la mobilisation a sonné ", "la bataille pour l'emploi est lancée ", ce sont les éléments de langage dorénavant relayés dans la cour de l'Elysée.

"On accélère, on se met en route, ces chiffres du chômage nécessitent une mobilisation, il faut qu'on réagisse et qu'on agisse ", déclarait par exemple Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture.

Le fer de lance de cette bataille pour l'emploi sont les emplois d'avenir, premier projet de loi discuté par les parlementaires. Signe fort de cette mobilisation gouvernementale : la session extraordinaire du Parlement a été avancée du 24 au 10 septembre.

"C'est vraiment une accélération car la crise est grave"

Le calendrier a donc été accéléré, et le menu étoffé. La tarification progressive de l'eau, de l'électricité et du gaz sera votée dès cette année, a annoncé le ministre délégué aux relations avec le Parlement Alain Vidalies. "**C'est vraiment une accélération car la crise est grave et c'est une réponse nécessaire à la préoccupation des Français ", explique-t-il.

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, elle, tempère. Il faut distinguer, a-t-elle dit, "la nécessité d'être réactif par rapport à la situation du pays " et la "précipitation " qui exigerait de revoir les "plans " du gouvernement. "Le gouvernement dans son ensemble est quand même bien plus préoccupé par les courbes de l'économie française que par les courbes des sondages ", a-t-elle insisté.

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