Le Front de gauche organise son deuxième grand rassemblement place du Capitole à Toulouse

Jean-Luc Mélenchon tient meeting à la Bastille, le 18 mars 2012.
Jean-Luc Mélenchon tient meeting à la Bastille, le 18 mars 2012. (AFP - Thomas Samson)

Après la Bastille, le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a donné rendez-vous à ses partisans, jeudi 5 avril dès 18h30, place du Capitole à Toulouse. Au programme : concert et meeting en plein air.

Après la Bastille, le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a donné rendez-vous à ses partisans, jeudi 5 avril dès 18h30, place du Capitole à Toulouse. Au programme : concert et meeting en plein air.

Ça pourrait bien "chauffer" pour reprendre l'expression de Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting lillois. Objectif : reproduire à Toulouse la démonstration de force de la place de la Bastille, le 18 mars dernier.

Pour ce deuxième grand rassemblement placé de nouveau "sous le sceau de l'insurrection civique et de la révolution citoyenne", le Front de gauche (FG) s'est activé. Résultats : 160 cars affrétés, 25.000 personnes attendues.

Et si l'on en juge à l'effervescence du staff à quelques heures du rendez-vous, la citée des violettes risque fort de virer coquelicots.

Images et démarche

Depuis le début de la campagne, Jean-Luc Mélenchon a montré autant de détermination que de talent politique.

Dopé par les sondages et le succès de ses meetings, il ne lâche rien. Ni à sa principale adversaire, Marine Le Pen, ni à son concurrent de gauche, François Hollande.

S'il se montre moins précis sur le chiffrage du programme que sur les mesures à prendre pour organiser le partage des richesses, le candidat se révèle fort habile pour manier les symboles et jouer des médias.

Ses rassemblements ? Conçus pour marquer les esprits autant que les gazettes. Mais pour cet ancien trotskiste, la finalité du cliché va bien au-delà de l'horizon médiatique.

"La démonstration de force est un moment du rapport de force" explique-t-il sur . "Notre force croît à mesure que nous en faisons la démonstration. Aucune magie là-dedans. La force rassure. Donc elle conforte et confirme ceux qui sont en mouvement", affirme-t-il.

Jusqu'à preuve du contraire, les faits lui donnent raison.

Rouge colère
Quand ce n'est pas le candidat du Front de gauche qui tempête, ce sont ses lieutenants qui fulminent.

Mardi 3 avril, la mairie de Toulouse a fait savoir au FG qu'elle refusait l'installation d'écrans géants, en relais de la place du Capitole, pour des raisons de sécurité.

Colère de François Delapierre, directeur de campagne du candidat du FG, qui y voit là un croc en jambe politique : "Cette décision lamentable vise à priver de meeting le public qui ne pourrait pas accéder à la place du Capitole en cas de très forte affluence".

"Je ne doute pas, si François Hollande devait être au deuxième tour, que le maire PS de Toulouse serait le premier à plaider pour le rassemblement de la gauche. Quelle hypocrisie !".

Mais passée le cri d'indignation, l'homme n'est pas du genre à s'en laisser compter.

Et de promettre : "Si cela s'avérait nécessaire, le discours de Jean-Luc Mélenchon serait rediffusé pour permettre à tous de le suivre. Du coup Monsieur Cohen devrait supporter plus longtemps notre présence sous ses fenêtres".

L'avertissement sera-t-il entendu ?

A défaut, gageons que les abords du Capitole, ancienne Place de la Liberté, puis Place Commune, raisonneront jusque tard dans la nuit.

Camarades toulousains… vous voilà prévenus.

Vue de la place de la Bastille, le 18 mars 2012.
Vue de la place de la Bastille, le 18 mars 2012. (CR)

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