Le Front de gauche dit attendre une réponse de ses partenaires pour les législatives

Pierre Laurent (g), Martine Billard et Jean-Luc Mélenchon à Paris, le 24 février 2012.
Pierre Laurent (g), Martine Billard et Jean-Luc Mélenchon à Paris, le 24 février 2012. (AFP - Thomas Samson)

Le Front de gauche s'est dit "prêt à signer" un accord pour les législatives avec le PS et Europe Ecologie-Les Verts, mercredi 16 mai, estimant que "tout échec serait incompréhensible".

Le Front de gauche s'est dit "prêt à signer" un accord pour les législatives avec le PS et Europe Ecologie-Les Verts, mercredi 16 mai, estimant que "tout échec serait incompréhensible".

Cela fait une semaine que les discussions ont été engagées pour désigner des candidatures uniques de la gauche dès le premier tour des législatives. Et pour le moment pas d'accord.

D'où le communiqué rédigé conjointement mercredi par le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, et la co-présidente du Parti de gauche (PG), Martine Billard. Dans ce texte, les deux dirigeants du Front de gauche (FG) expliquent que l'équilibre concernant 29 circonscriptions "fait désormais consensus".

"Tout délai et a fortiori tout échec seraient incompréhensibles", soulignent-ils.

L'accord est possible mais...

"Si chaque partenaire prend sa part d'effort, l'accord est désormais possible à toute heure", écrivent les deux membres du Front de gauche (FG) qui se se disent "prêt à signer l'accord aujourd'hui.

Lors d'une conférence de presse au siège de campagne du FG aux Lilas (Seine-Saint-Denis), le Parti de gauche qui était mis en cause mardi par EELV pour "blocage" des discussions, s'est dit disponible pour un accord où il obtiendrait "a minima une circonscription gagnable".

"La plus facile est la 3e du Val-de-Marne", selon Eric Coquerel (PG) alors que la 11e du Rhône et la 3e du Jura, plus difficiles, ont été proposées au PG. "On ira pas plus loin" dans les propositions, a-t-il dit.

Le climat

Mme Billard estime que dans ces discussions, le PS veut montrer son "hégémonie" et qu'EELV, craignant des dissidences PS, "veut fromage et dessert".

Ils pensent que "c'est eux qui ont toujours le meilleur candidat et que le FG doit retirer les siens".

"EELV qui pèse 2% au sortir de la présidentielle (mais a déjà négocié son accord avec le PS en novembre, ndlr) a des prétentions qui sont hors proportion", a pour sa part déploré M. Coquerel, rappelant que Jean-Luc Mélenchon a obtenu 11,1% des suffrages au premier tour de la présidentielle.

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