Le congrès d'Europe Ecologie-Les Verts qui a débuté vendredi soir à la Rochelle, doit désigner son secrétaire national

Nicolas Hulot (g), Cécile Duflot (c) et Eva Joly participent aux Etats généraux du nucléaire, le 21 mai 2011 à Paris.
Nicolas Hulot (g), Cécile Duflot (c) et Eva Joly participent aux Etats généraux du nucléaire, le 21 mai 2011 à Paris. (AFP - Bertrand Langlois)

Avec plus de 50% des voix obtenus dimanche lors des votes des militants sur sa motion, l'élection de Cécile Duflot à la tête du parti, ne fait guère de doute.Officiellement, le climat est au beau fixe. Mais l'absence assumée de Daniel Cohn-Bendit et la compétition entre les deux candidats à la primaire d'EE-LEV pourraient apporter de l'ambiance.

Avec plus de 50% des voix obtenus dimanche lors des votes des militants sur sa motion, l'élection de Cécile Duflot à la tête du parti, ne fait guère de doute.

Officiellement, le climat est au beau fixe. Mais l'absence assumée de Daniel Cohn-Bendit et la compétition entre les deux candidats à la primaire d'EE-LEV pourraient apporter de l'ambiance.

A quelques heures de l'ouverture du congrès, Yannick Jadot, député européen EELV et proche de Daniel Cohn-Bendit, a pris, lui, clairement position.

"On a deux visions de l'écologie. Nicolas Hulot revendique une écologie de la pédagogie. Eva Joly revendique une écologie plutôt de combat. Evidemment, moi je suis pour cette écologie de combat", a ainsi déclaré sur France Info M. Jadot interrogé sur les deux candidats à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts pour la présidentielle.

Face aux "lobbies extrêmement puissants qui impriment leur position dans ce gouvernement" sur les OGM, le nucléaire, les incinérateurs, les grands projets autoroutiers "il ne faut pas simplement faire de la pédagogie, il faut aussi savoir combattre ces forces et je crois que c'est ce qu'incarne Eva Joly", a-t-il expliqué.

Critiquant les conditions dans lesquelles la motion de Mme Duflot l'a largement emporté dimanche dernier, le député européen a expliqué l'absence de Daniel Cohn-Bendit ce week-end à la Rochelle parce qu'"il préfère se mettre un peu en retrait pour ne pas être là à faire les critiques qu'on attendrait de lui".

Cohn Bendit dénonce "un climat d'unité trop hypocrite"
De fait, Daniel Cohn-Bendit n'a pas gardé sa langue dans sa poche vendredi, dénonçant la stratégie d'EELV. "Je suis un hédoniste, et, quand je n'ai pas envie, je n'y vais pas. Je ne me sens pas bien dans ce climat d'unité trop hypocrite (...) Je ne veux pas un accord de façade", déclare-t-il dans .

"Je reprends ma liberté de parole. Je veux montrer que le résultat ne me plaît pas. Nous nous présentons comme la force politique qui veut faire de la politique autrement et nous avons organisé un congrès où les gens ont passé plus de temps dans des queues pour voter au lieu de débattre des grandes questions", déplore le leader écologiste.

Pour lui, Eva Joly et Nicolas Hulot défendent "un contenu de la transformation écologique et sociale "très similaire" et seront choisis non pas sur un "programme" mais sur une "personnalité".

Lui, pour qui DSK était "le meilleur candidat pour battre Sarkozy", assure: "Les électeurs vont se dire : 'Plus le PS sera haut, plus on sera sûrs de sortir Sarkozy'. Si cela se vérifie, il faudra réfléchir à ce qu'on fait avec notre candidat".

"Si on veut un groupe parlementaire qui pèse sur la majorité, cela vaut le coup de poser le débat de l'utilité de notre présence au premier tour. (...) Ma crainte c'est qu'on se retrouve - quel que soit le candidat - à 3%".

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