"Le changement c'est maintenant" affirme François Hollande dans une "adresse aux Français"

La \"Une\" de Libération du mardi 3 janvier
La "Une" de Libération du mardi 3 janvier (Liberation)

François Hollande affirme que "comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu (...) c'est plus que la seule élection d'un président", "c'est l'indispensable redressement de la Nation", dans une lettre aux Français publiée mardi dans "Libération".

François Hollande affirme que "comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu (...) c'est plus que la seule élection d'un président", "c'est l'indispensable redressement de la Nation", dans une lettre aux Français publiée mardi dans "Libération".

François Hollande, qui est l'invité du 20 Heures de France 2, mardi 3 janvier, publie dans "Libération" une "adresse aux Français" dans laquelle il affirme "le changement c'est maintenant", qui ressemble à un slogan de campagne.

"Comme en 1981, comme en 1958"

"Je suis candidat à l'élection présidentielle pour redonner à la France l'espoir qu'elle a perdu depuis trop d'années. Les Français souffrent.", écrit le candidat socialiste. "Comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu dans cette élection (...) c'est l'indispensable redressement de la Nation (…) Comme il y a 31 ans, avec François Mitterrand, si nous savons nous en montrer dignes, c'est vers nous que les Français vont se tourner (…) J'y suis prêt", ajoute M.Mitterrand.

Estimant que "la dépression économique est là, l'angoisse sociale est partout, la confiance nulle part", François Hollande éreinte Nicolas Sarkozy, ses "échecs", "les fautes économiques et morales" de son quinquennat. "Comme les choses seraient faciles, si l'échec devenait une excuse, si l'expérience -même malheureuse- devenait une justification opportune de poursuivre et si l'abandon des promesses une preuve de courage!".

Il ironise sur les "contorsions" de M. Sarkozy, "incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize +sommets de la dernière chance+ en à peine deux ans". "Plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président tout simplement?".

Contre l'extrême-droite

François Hollande veut aussi mobiliser son camp: "oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin", poursuit le candidat PS, rappelant "que la gauche et la droite, ce n'est pas la même chose". "Il peut y avoir des défis incontournables. Il n'y a jamais une seule politique possible pour les relever.

Face à la candidate FN Marine Le Pen aux alentours de 20% dans les intentions de vote, il dit ne "rien ignorer des tentations d'électeurs, souvent issus des classes populaires vers l'extrême-droite". "Ma campagne sera tournée vers eux, je leur parlerai net. J'entends leur colère et leur désarroi", mais "je leur démontrerai" qu'avec l'extrêmisme "c'est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République".

Des engagements forts

Le candidat socialiste apporte des précisions sur son programme: "la vérité : je ne serai pas le président qui viendra devant vous six mois après son élection pour annoncer qu'il doit changer de cap (...). Les Français sont lucides, ils savent que nous aurons besoin de temps, qu'il faudra faire des efforts à condition qu'ils soient partagés; mais ils préfèrent des engagements forts sur l'essentiel à un catalogue de propositions".

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