Le 35e congrès du Parti communiste français (PCF) se tient de vendredi à dimanche à La Défense, dans les Hauts-de-Seine

Marie-George Buffet discute avec Jean-Luc Mélenchon, le 9 mars 2010 à la Bourse du Travail de Lyon.
Marie-George Buffet discute avec Jean-Luc Mélenchon, le 9 mars 2010 à la Bourse du Travail de Lyon. (AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK)

Marie-George Buffet qui quitte le parti après neuf ans à sa tête a déclaré: "ce n'est pas une mise au vert. Plus les jours passent plus j'ai envie de militer".Elle s'est félicité que toute la gauche soit réunie devant elle, y voyant un possible démarrage d'une grande "manifestation unitaire" face au gouvernement.

Marie-George Buffet qui quitte le parti après neuf ans à sa tête a déclaré: "ce n'est pas une mise au vert. Plus les jours passent plus j'ai envie de militer".

Elle s'est félicité que toute la gauche soit réunie devant elle, y voyant un possible démarrage d'une grande "manifestation unitaire" face au gouvernement.

La députée de Seine-Saint-Denis a fustigé "l'hypocrisie de Nicolas Sarkozy" et la politique de la droite concernant les travailleurs sans-papiers, les fonctionnaires, les salariés des hôpitaux, les précaires, etc...

Elle a appelé à une "grande mobilisation populaire" pour "donner à la gauche la force de gagner et de changer la société" en 2012.

Déplorant les "papiers de presse qui fleurissent sur notre agonie programmée", elle a plaidé pour un "nouveau front populaire du XXIe siècle" en transformant le PCF.

Jean-Luc Mélenchon (La gauche) a salué la "loyauté" de Mme Buffet qui a été "un levier dans l'extraordinaire aventure du Front de gauche".

Cette cérémonie s'est déroulée alors que le 35e congrès, au Cnit, doit notamment aborder la suite du rassemblement du Front de gauche avec en toile de fond l'éventuelle candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle qui fait grincer des dents nombre de communistes.

Après neuf ans comme numéro un du PCF, l'ancienne ministre des Sports restera membre de la direction.

La succession à l'ordre du jour
Dans les allées du congrès, l'action de Mme Buffet et son "courage" étaient salués par la plupart des militants. Mais pas de nostalgie. La force du PCF, "ce n'est pas une personne, ce sont les idées et les militants", assure Michèle Gruner, secrétaire fédérale PCF dans les Vosges selon qui Pierre Laurent qui doit succéder à Mme Buffet dimanche lors du vote de quelque 600 délégués, fera aussi "du bon travail". L'ex-directeur de la rédaction de L'Humanité avait été imposé comme tête de liste Front de gauche aux régionales de mars.

Son seul concurrent au poste de secrétaire national, l'eurodéputé Jacky Hénin, est conscient de n'avoir aucune chance. Mais "il est des moments où il faut savoir dire trop c'est trop", dit-il à l'AFP, déplorant que le PCF soit "devenu incolore, inodore et sans saveur".

La présidentielle en toile de fond
Après la démission de 200 communistes unitaires, dont les figures Patrick Braouezec, Lucien Sève ou Roger Martelli pour qui le Front de gauche n'est qu'un "tête-à-tête" PCF-PG, la poursuite du rassemblement créé avec le Parti de gauche en novembre 2008 fait débat.

En toile de fond, l'éventuelle candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle qui fait grincer des dents. La direction n'exclut aucune piste: candidat PCF, issu du mouvement syndical ou associatif ou Mélenchon.

Selon une enquête Ifop, 3,2% des Français se disent proches du Parti de Gauche (6.000 militants), contre seulement 2,1% au PCF (130.000 adhérents revendiqués).

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