La TVA sociale "se fera avant la présidentielle", selon Valérie Pécresse

Valérie Pécresse (archives)
Valérie Pécresse (archives) (France Inter)

"La TVA sociale, nous allons la faire et nous allons la faire avant l'élection présidentielle", a déclaré Valérie Pécresse. "Une très mauvaise nouvelle pour l'ensemble des Français", selon le socialiste Michel Sapin.

"La TVA sociale, nous allons la faire et nous allons la faire avant l'élection présidentielle", a déclaré Valérie Pécresse. "Une très mauvaise nouvelle pour l'ensemble des Français", selon le socialiste Michel Sapin.

La ministre du Budget Valérie Pécresse a annoncé mardi sur France Info que l'instauration de la TVA sociale se ferait "avant l'élection présidentielle". Elle a précisé que son principe serait débattu lors du sommet social qui sera réuni le 18 janvier à l'Elysée. Le parti socialiste a immédiatement réagi par la voix de Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, qui a qualifié cette mesure de "mauvaise nouvelle pour l'ensemble des Français".

Xavier Bertrand : "oui" la TVA sociale sera mise en place

Le ministre du travail, Xavier Bertrand, avait déclaré auparavant sur France 2 que le gouvernement entendait mettre en place une TVA sociale. Interrogé pour savoir si cette TVA, à laquelle le président Nicolas Sarkozy a fait allusion lors de ses voeux du 31 décembre, serait mise en place, Xavier Bertrand a affirmé sur France 2 à l'émission les "4V" : "Oui, parce que je pense que c'est l'intérêt de notre pays, c'est l'intérêt des emplois".

Pierre Moscovici : "nous ne la ferons pas"

Mardi matin toujours, le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, affirmait, sur Europe 1, à propos de ce projet de TVA: "nous ne la ferons pas".

"C'est une mesure inefficace, injuste. Je ne comprends même pas pourquoi Nicolas Sarkozy met ça dans la campagne présidentielle", a commenté l'ancien ministre socialiste. "Il devrait se souvenir que cela a déjà été joué en 2007, entre les deux tours des législatives et la majorité actuelle en a payé le prix fort", a-t-il dit à propos de la polémique réputée avoir coûté plusieurs dizaines de sièges à l'UMP.

"Ca veut dire, 3, 4 5 points de TVA en plus, a ajouté M.Moscovici. On allège les charges des entreprises, c'est vrai, mais on fait payer ça aux consommateurs, à tous les consommateurs" qui ont déjà "subi de telles pertes de pouvoir d'achat" que "ça revient à assécher le moteur de la consommation", selon M. Moscovici. En plus "cela favoriserait toutes les entreprises, y compris celles qui ne sont absolument pas exposées à la mondialisation.

Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, a qualifié ce projet de "double faute: faute économique, car la France s'enfonce déjà dans la récession et la baisse programmée du pouvoir d'achat des Français va immédiatement entraîner une baisse de la demande et donc une aggravation de la récession et une hausse du chômage. Faute sociale, car la TVA est un impôt particulièrement injuste qui frappe massivement ceux qui dépensent la totalité de leur petit revenu et marginalement ceux qui ayant de gros revenus, en épargnent la plus grande part".

Xavier Bertrand, les "4 vérités" France 2, 3 janvier 2012

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La présidente du Medef défend la TVA "sociale"

La présidente du Medef, Laurence Parisot, s'est de nouveau faite l'avocate de la TVA "sociale", affirmant que loin d'"une faute sociale", "ce serait
un avantage social".

Mme Parisot a affirmé, en rappelant la proposition du Medef, que cela "voudrait dire plus de salaire net. Ca veut dire une augmentation du pouvoir d'achat net" Mi-novembre, le Medef a chiffré dans trois scenarii sa proposition de baisse de 5, 8, ou 12 points des cotisations sociales, compensée par des hausses de la CSG et de la TVA et représentant des transferts de charges vers l'impôt compris entre 30 et 70 milliards d'euros.

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