VIDEO. "Une erreur stratégique" vs "le choix de la modernité" : Faut-il privatiser les aéroports de Paris ?

BRUT

Ce jeudi 11 avril, la loi Pacte a été adoptée à l'Assemblée nationale. Elle intègre la privatisation du groupe Aéroports de Paris. Les opinions des députés Marie Lebec et Boris Vallaud divergent à ce sujet.

Les aéroports de Paris : un fleuron national

"C'est une erreur stratégique majeure et c'est une imbécilité sur le plan économique et financier", affirme Boris Vallaud. Pour le député PS, les aéroports ne doivent pas être considérés comme une entreprise quelconque car ils constituent une "frontière" mais aussi un "outil de souveraineté".

Aussi, l'homme politique souligne que ce groupe, en pleine croissance, est une aubaine économique pour la France et qu'il serait peu astucieux d'en faire une entreprise privée. Il souligne notamment que ce "fleuron national" a permis à l'État de percevoir 180 millions de dividendes l'année dernière. "Les Français et l'État y perdent beaucoup", déplore le député. Si Boris Vallaud devait s'adresser à Emmanuel Macron, il lui sommerait : "Ne commettez pas l'irréparable."

Investir dans les technologies de demain

"Il faut privatiser parce qu'on fait le choix d'investir dans les technologies du 21ème siècle", soutient Marie Lebec. Pour la députée LREM, le rendement engendré par cette privatisation permettra d'investir dans des secteurs qui nécessitent des financements, à savoir les nanotechnologies et l'intelligence artificielle. Il est plus préférable, selon elle, de se concentrer sur les "combats de demain" que sur des aéroports.

Aussi, la députée rappelle que l'État restera "le principal opérateur" des fonctions régaliennes des Aéroports de Paris. Il n'y aura aucune modification non contrôlée au niveau de la sécurité ou des douanes qui resteront toujours sous la protection du gouvernement. "Ça ne changera absolument rien pour un particulier", maintient la femme politique. 

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