Nouvelles instances, "atelier d'idées", consultations citoyennes : La République en marche dévoile sa feuille de route

La présidente par intérim de La République en marche, Catherine Barbaroux, lors de la convention du parti à Paris, le 8 juillet 2017.
La présidente par intérim de La République en marche, Catherine Barbaroux, lors de la convention du parti à Paris, le 8 juillet 2017. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

La République en marche a présenté, samedi 8 juillet, son nouvel organigramme et ses grands chantiers pour les prochaines années.

La République en marche a présenté, samedi 8 juillet, son nouvel organigramme et ses grands chantiers pour les prochaines années. Quelque 3 000 personnes, dont le Premier ministre Edouard Philippe et des membres du gouvernement, étaient réunies pour l'occasion à La Villette (Paris). "Notre but a été de faire les choses différemment (...), au-delà de l'activité habituelle des partis traditionnels", a expliqué le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires Julien Denormandie, qui a copiloté l'évolution du mouvement avec la présidente par intérim Catherine Barbaroux.

Les nouvelles instances constituées "à l'automne"

Après un mois de consultations et d'appels à contribution, le mouvement a dévoilé un organigramme d'abord appuyé sur ses 3 200 comités locaux, dont "l'autonomie de fonctionnement" a été "consacrée". Le nouveau parlement du parti sera composé des députés, sénateurs et élus locaux de La République en marche. Ce "conseil" comptera également 20% d'adhérents, tirés au sort parmi les 370 000 membres du mouvement.

Le bureau exécutif, "resserré et paritaire", comprendra une trentaine de membres, dont "dix issus de la société civile". Figureront également dans ce bureau "le ou les délégués généraux", qui seront les véritables dirigeants de La République en marche. Celui-ci ou ceux-ci seront élus par le conseil pour trois ans, "dans la limite de deux mandats".

Cet organigramme doit être adopté avec l'ensemble des nouveaux statuts par un vote des adhérents, membres depuis au moins trois mois, du 23 au 30 juillet. Les instances seront ensuite constituées officiellement "à l'automne", précise La République en marche. Le mouvement va se doter durant la transition d'une "direction collégiale transitoire" dont la composition sera dévoilée "dans les prochains jours", afin de remplacer Catherine Barbaroux.

Un "atelier d'idées" et des "consultations citoyennes"

Le parti d'Emmanuel Macron a en outre dévoilé une feuille de route découpée en six chantiers. Parmi eux figure l'objectif de développer "la formation citoyenne", par la mise en place d'outils "en ligne, gratuits et ouverts à tous", précise le parti dans un fascicule distribué aux participants à la convention. Le parti souhaite également installer une "plateforme de mise en relation et d'accompagnement", sorte de réseau social entre ses adhérents.

Troisième axe, la création d'un "réseau des facilitateurs locaux", "en ciblant en priorité les quartiers en difficulté et les zones rurales délaissées" pour aider les habitants "à s'organiser pour faire émerger des initiatives communes". La République en marche compte aussi mettre en place à la rentrée un "atelier d'idées" en partant du constat que les partis politiques "ont progressivement renoncé à leurs missions de production et d'animation des idées". Cet atelier doit se distinguer d'un "think tank" en s'ouvrant aux "citoyens, en sollicitant leurs idées et en les faisant participer aux expérimentations".

Désireux également d'être les antennes de l'action gouvernementale, le parti veut "développer les consultations citoyennes" et créer des "points de contact" appelés "kiosques", notamment pour "recueillir les réactions citoyennes". Enfin, le parti, qui maintiendra la gratuité pour les adhésions, espère lancer d'ici à la fin de l'année une "grande marche européenne afin de faire émerger les préoccupations majeures des citoyens européens", sur le modèle de la grande marche qui avait suivi en France la création d'En marche !. Une manière de préparer les élections européennes de 2019, qui feront office de premier test intermédiaire dans les urnes pour Emmanuel Macron.

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