La République en Marche : après les succès électoraux, une convention pour structurer le parti

Certains membres de la garde rapprochée d\'Emmanuel Macron - ici lors de l\'investiture du chef de l\'État le 14 mai - devraient faire partie de la nouvelle direction collégiale de la République en Marche.
Certains membres de la garde rapprochée d'Emmanuel Macron - ici lors de l'investiture du chef de l'État le 14 mai - devraient faire partie de la nouvelle direction collégiale de la République en Marche. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Près de 3 000 marcheurs sont annoncés samedi à La Villette, à Paris, pour la première convention de La République en Marche. Au menu : une nouvelle structure et une feuille de route pour les mois à venir. 

Quinze mois après sa création, La République en Marche se cherche un second souffle. Le parti réunit ses militants samedi 8 juillet à La Villette, à Paris. Au programme pour les 3 000 marcheurs attendus : la présentation de la feuille de route du mouvement pour les mois à venir et la structure dont le parti doit se doter.

Rester une "machine à innover"

L'objectif de La République en Marche est d'entrer dans le long terme, sans pour autant perdre la dynamique citoyenne qui a conduit Emmanuel Macron à la présidence de la République. Le parti veut aussi éviter de ressembler aux "vieux" partis. Un beau défi pour les marcheurs, voire une obsession. Ils cultivent donc "leur" différence. Cela passe notamment par le vocabulaire employé, largement emprunté au monde de l'entreprise. Des "brainstorming", du "team-building", et le mot "convention" préféré au terme "congrès" pour l'événement du week-end à La Villette.

Vers une direction collégiale

Autre engagement de La République en Marche : en finir avec les "baronnies", "l'entre-soi" et les "consultations biaisées". Le parti met en avant sa décision de se doter d'une direction collégiale comme gage de renouveau. Elle devrait être composée de trois personnes. Des gens qui "feront tourner la machine, sans ambition", assure-t-on du côté du parti. La République en Marche n'aura plus, non plus, de secrétaire général. Richard Ferrand, déjà patron du groupe à l'Assemblée nationale, devrait devenir un membre parmi d'autres du bureau exécutif. 

Enfin, le mouvement veut mettre en place une dernière strate dans son dispositif : une instance démocratique élargie, sorte de conseil national ouvert aux cadres locaux, pour surtout ne pas se couper de la société civile dont il s'est souvent revendiqué. D'ailleurs, les référents départementaux resteront bénévoles et choisis non pas par un élu local, mais par le parti lui-même. Quant à l'adhésion, elle restera gratuite.

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