Le bureau de l'Assemblée lève l'immunité du député LREM Thierry Solère, soupçonné de fraude fiscale

Le député Thierry Solère à l\'Assemblée nationale, le 4 juillet 2017 à Paris.
Le député Thierry Solère à l'Assemblée nationale, le 4 juillet 2017 à Paris. (MARTIN BUREAU / AFP)

L'élu des Hauts-de-Seine souhaitait lui-même cette levée d'immunité pour pouvoir "être entendu".

Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé mercredi 11 juillet "à l'unanimité", après une demande judiciaire, de lever l'immunité parlementaire de Thierry Solère, député LREM soupçonné de fraude fiscale, ont indiqué des députés membres du bureau.

L'élu des Hauts-de-Seine, qui souhaitait lui-même cette levée d'immunité pour pouvoir "être entendu", fait l'objet depuis 2016 d'une enquête préliminaire menée par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), après une plainte déposée par Bercy à la suite d'informations parues dans Mediapart (édition abonnés).

A la fois député et conseiller dans le privé

Début juillet, Thierry Solère a confié avoir lui-même envoyé un courrier à François de Rugy, président de l'Assemblée, pour lui demander sa levée d'immunité. "Je demande depuis un an à être entendu dans cette enquête ! Et je ne souhaite pas m'abriter derrière cette immunité", a-t-il précisé.

Les faits dont on le soupçonne remontent à 2010-2013, alors qu'il était conseiller régional LR d'Ile-de-France et lieutenant de Bruno Le Maire. L'élu travaillait en parallèle comme conseiller stratégique dans le privé, "cumulant (...) son mandat parlementaire avec un poste (...) qui lui rapporte 12 000 euros par mois", avait révélé Mediapart en septembre 2016. A l'été 2017, Le Canard enchaîné mentionnait lui aussi dans ses colonnes que Thierry Solère avait "omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de la dernière année". Un "oubli" qui lui avait valu "une saisie-arrêt sur salaire", selon l'hebdomadaire.

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