VIDEO. Affaire Rugy, retraites, violences policières... Emmanuel Macron interpellé dans les Hautes-Pyrénées en marge du Tour de France

Emmanuel Macron lors de l\'inauguration du totem du centenaire du maillot jaune le 19 juillet 2019 à Pau (Béarn).
Emmanuel Macron lors de l'inauguration du totem du centenaire du maillot jaune le 19 juillet 2019 à Pau (Béarn). (LE DEODIC DAVID / MAXPPP)

Le président de la République doit suivre la 14e étape avec le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, à l'occasion des 100 ans du maillot jaune.

L'affaire autour de François de Rugy s'invite sur le Tour de France. En déplacement à Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées, pour suivre la 14e étape de la Grande Boucle, samedi 20 juillet, Emmanuel Macron a été interpellé à ce sujet, lors d'un bain de foule, quatre jours après la démission du ministre de la Transition écologique et solidaire.

"J'ai dit ce que j'avais à dire sur François de Rugy et le respect que nous nous portions et que nous nous devons. Pour le reste, la clarté sera faite dans les prochains jours et les prochaines semaines", a commencé par dire le chef de l'Etat. Avant d'ajouter : "Il faut qu'il puisse se défendre comme tout citoyen." Emmanuel Macron a aussi rappeler l'existence de la présomption d'innocence. "On doit laisser chaque personne se défendre et défendre son honneur", a-t-il déclaré devant des personnes rassemblées avant le départ de l'étape.

"Le système de retraites est assez injuste"

Le président de la République a également été interpellé à plusieurs reprises sur le thème des retraites, alors que le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, préconise, dans un rapport remis jeudi, un "système universel" par points à la place des 42 régimes actuels. "Aujourd'hui, le système est assez injuste", a estimé Emmanuel Macron, qui s'est dit favorable à "un système par répartition", mais qui soit "plus juste, en particulier pour les femmes, les carrières hachées".

"Pendant plusieurs mois il doit y avoir un débat dans la société", a poursuivi le chef de l'Etat. "Il faut déplier ce qui a été proposé, il faut concerter, car il y a des situations qui sont très différentes en fonction des secteurs", a-t-il ajouté, en parlant de "solutions qui viendraient en fin d'année ou début d'année prochaine".

Interrogé sur la disparition de Steve à Nantes

Emmanuel Macron a également été questionné par des habitants et touristes sur plusieurs sujets d'actualité, notamment sur la disparition à Nantes de Steve Maia Caniço, 24 ans, lors de la Fête de la musique sur fond d'intervention controversée des forces de l'ordre. Il s'est dit "très préoccupé par cette situation". "Il faut que l'enquête soit conduite jusqu'à son terme" mais "il ne faut pas oublier le contexte de violences dans lequel notre pays a vécu" , a-t-il déclaré.

Il a également parlé des violences policières de façon plus générale. "Si nos policiers ont été mis dans ces situations c'est aussi parce que certains de nos concitoyens ont été très violents. Il faut que tout le monde se calme et qu'on travaille tout ensemble", a-t-il estimé.

FRANCE 2

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