Placard sur mesure à 17 000 euros, tabourets Ikea... Trois choses à retenir de l'enquête du gouvernement sur le logement de François de Rugy

François de Rugy devant le ministère de la Transition écologique à Paris, le 16 juillet 2019.
François de Rugy devant le ministère de la Transition écologique à Paris, le 16 juillet 2019. (MAXPPP)

Le secrétariat général du gouvernement a rendu public le détail des travaux effectués dans l'hôtel de Roquelaure, logement de fonction du ministre de la Transition écologique.

Des factures, des photos... Matignon joue la transparence après la polémique sur les travaux réalisés dans le logement de fonction de François de Rugy lorsqu'il était ministre de la Transition écologique. Mardi 23 juillet, le secrétariat général du gouvernement a ainsi publié le rapport de l'enquête diligentée le 11 juillet, à la suite des révélations de Mediapart sur ces travaux entrepris à la fin 2018 pour près de 65 000 euros à l'hôtel de Roquelaure.

"Les règles de la commande publique ont été globalement respectées", conclut le rapport de l'enquête menée par la contrôleuse générale des armées, Virginie Aubard. L'inspection souligne notamment qu'"aucune rénovation importante" n'avait été réalisée "depuis 2009, et même depuis 2003" et qu'en ce sens, le "relatif état d'usure des revêtements dans certaines pièces pouvait justifier la réalisation des travaux". Une mise en concurrence des entreprises chargées des travaux a aussi "été effectuée". Néanmoins, le montant de certains travaux interpelle. Franceinfo a épluché les 66 pages du rapport pour tenter d'y voir plus clair.

1Un (grand) placard sur mesure à 17 000 euros

C'est le bémol principal exprimé par l'enquête : la "relative urgence" dans laquelle les commandes ont été passées, notamment pour la réalisation d'un dressing sur mesure pour près de 17 000 euros. Si ce logement ancien "manque de capacités de rangement", "le devis n'a pas été ajusté en envisageant par exemple un degré de finition moindre", déplore le rapport.

Le dressing installé dans le logement de fonction du ministre de la Transition écologique, en 2019.
Le dressing installé dans le logement de fonction du ministre de la Transition écologique, en 2019. (SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT)

Dans le détail, le dressing s'avère plutôt être un grand placard en bois installé dans un couloir du logement. Selon le rapport, c'est "le choix des finitions de peinture et menuiserie" qui ont fait grimper la note.

2Une réfection de moulures pour 16 000 euros

L'enquête montre aussi que "la spécificité de certains travaux" dans cet appartement de 156 m², occupé par François de Rugy, son épouse et "occasionnellement" les trois enfants du ministre, "a engendré des coûts supplémentaires". L'exemple le plus marquant est le rechampissage (ou la réfection) "des moulures de la chambre principale, du salon et des couloirs" pour plus de 16 200 euros, soit plus de la moitié du montant des travaux de peinture de ces pièces.

3Des meubles achetés à La Redoute et Ikea

En parallèle des travaux, des meubles ont été commandés pour l'aménagement du logement. Montant total de la facture : un peu plus de 10 000 euros. Dans le détail, on peut notamment noter la commande de tabourets de cuisine, de fauteuils et d'un lit chez Ikea ou d'un paravent et d'une armoire à La Redoute. Des rideaux ont aussi été commandés pour plus de 3 000 euros.

Mais certaines "dépenses d'équipements et d'ameublement (...) ont été ajustées à la baisse", précise encore le rapport. La raison ? Ces meubles n'ont finalement pas été commandés et d'autres ont été remplacés par des éléments du Mobilier national, ou achetés dans la grande distribution.

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