Affaire Rugy : Richard Ferrand dénonce "cette pression qui s'installe à partir d'accusations"

Le président de l\'Assemblée nationale, Richard Ferrand, au Palais Bourbon, le 23 juillet 2019. 
Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, au Palais Bourbon, le 23 juillet 2019.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Celui qui a succédé à François de Rugy à la présidence de l'Assemblée nationale s'est entretenu avec le "Journal du Dimanche". 

Il juge "inquiétant" que "les ministres ne puissent plus résister à la pression" du soupçon. Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche et publié dimanche 28 juillet, le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand (LREM), a pris la défence de son prédécesseur, François de Rugy, mis en cause, entre autres, pour avoir organisé de somptueux dîner à l'hôtel de Lassay lorsqu'il occupait la présidence de la chambre basse. 

Interrogé sur l'affaire qui a conduit à la démission du ministre de la Transition écologique François de Rugy, Richard Ferrand considère que la "pression qui s'installe à partir d'accusations (...) crée des situations intenables". "Ce n'est pas une avancée démocratique, mais une brutalité insupportable", a ajouté le quatrième personnage de l'Etat au sujet de la situation vécue par son prédécesseur au "perchoir".

Le fonctionnement de l'Assemblée est "toujours perfectible"

Richard Ferrand souligne que l'enquête menée par l'Assemblée a montré "un grand écart entre la réalité et la présentation des faits". Cette enquête ainsi qu'une autre menée par le gouvernement, portant sur des travaux dans le logement de fonction de François de Rugy et des dîners fastueux lorsqu'il était président de l'Assemblée, l'ont en partie dédouané, à l'exception de trois repas à l'Hôtel de Lassay d'un "niveau manifestement excessif".

A la question "la gestion de l'Assemblée est-elle donc irréprochable", Richard Ferrand répond que tout est "toujours perfectible", en soulignant toutefois que "depuis 2008, le budget n'a pas augmenté d'un euro". "L'Assemblée coûte 1,20 euro par mois et par foyer fiscal, moins qu'ailleurs en Europe", a-t-il insisté. 

Une remaniement à la rentrée "ne saute pas aux yeux" 

Remanier le gouvernement à la rentrée "ne saute pas aux yeux", estime enfin Richard Ferrand.  

"Nous avons une bonne équipe, un très bon capitaine avec Edouard Philippe et de gros chantiers devant nous. La majorité parlementaire est à l'aise sur ce qui se fait", a continué le député du Finistère. 

Vous êtes à nouveau en ligne