Affaire Rugy : l'enquête du gouvernement valide dans l'ensemble les travaux dans le logement de fonction de l'ex-ministre

La cour de l\'Hôtel de Roquelaure sur le boulevard Saint-Germain à Paris, où se trouve le ministère de la Transition écologique, pris en photo le 26 septembre 2018.
La cour de l'Hôtel de Roquelaure sur le boulevard Saint-Germain à Paris, où se trouve le ministère de la Transition écologique, pris en photo le 26 septembre 2018. (BLANCHOT PHILIPPE / HEMIS.FR / AFP)

Selon le rapport du secrétariat général du gouvernement, les travaux au ministère de la Transition écologique étaient justifiés et "les règles de la commande publique ont été globalement respectées".

L'enquête sur les travaux dans le logement de fonction de François de Rugy a, dans l'ensemble, validé les dépenses engagées par l'ex-ministre. Selon le rapport du secrétariat général du gouvernement, que l'AFP s'est procuré mardi 23 juillet, le "relatif état d'usure des revêtements dans certaines pièces pouvait justifier la réalisation des travaux" à l'hôtel de Roquelaure, un bâtiment du XVIIIe siècle où le ministre de la Transition écologique a ses quartiers.

Les révélations de Mediapart sur le coût (plus de 64 000 euros) de ces travaux de rénovation au ministère, ainsi que celles sur les dîners fastueux lorsque François de Rugy était président de l'Assemblée nationale, ont conduit à la démission du gouvernement du ministre de la Transition écologique.

Des dépenses "ajustées à la baisse"

Cette inspection souligne notamment "qu'aucune rénovation importante" n'avait été réalisée "depuis 2009 et même depuis 2003" et qu'en ce sens, le "relatif état d'usure des revêtements dans certaines pièces pouvait justifier la réalisation des travaux". Le rapport affirme aussi que "les règles de la commande publique ont été globalement respectées" et que certaines "dépenses d'équipements et d'ameublement (...) ont été ajustées à la baisse".

Seul bémol exprimé par l'enquête menée par la contrôleuse générale des armées Virginie Aubard : la "relative urgence" dans laquelle les commandes ont été passées. c'est par exemple le cas pour la réalisation d'un dressing sur mesure pour près de 17 000 euros TTC. Si ce logement ancien "manque de capacités de rangement", "le devis n'a pas été ajusté en envisageant par exemple un degré de finition moindre", déplore le rapport qu'Edouard Philippe a décidé de rendre public au nom de la "transparence", dixit Matignon.

Par ailleurs, les résultats du contrôle ordonné par le président de l'Assemblée nationale sur les dépenses de François de Rugy quand il occupait ce poste seront également rendus publics mardi 23 juillet. Selon les informations de franceinfo, cet audit estime que les réceptions organisées à l'hôtel de Lassay par l'élu et son épouse se sont bien déroulées dans un cadre professionnel.

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