La plume de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, défend le bilan du Président dans un entretien publié samedi par Libération

Henri Guaino, à Paris, le 5 juillet 2010.
Henri Guaino, à Paris, le 5 juillet 2010. (AFP - Miguel Medina)

Rejetant dès le début l'image de "Président des riches" qu'il qualifie de "légende urbaine, Henri Guaino affirme que le chef de l'Etat a "toujours privilégié le travail, le mérite et le pouvoir d'achat"." La réalité, c'est la lutte contre les paradis fiscaux, l'encadrement des bonus" poursuit-il dans cet entretien à Libération.

Rejetant dès le début l'image de "Président des riches" qu'il qualifie de "légende urbaine, Henri Guaino affirme que le chef de l'Etat a "toujours privilégié le travail, le mérite et le pouvoir d'achat".

" La réalité, c'est la lutte contre les paradis fiscaux, l'encadrement des bonus" poursuit-il dans cet entretien à Libération.


Suppression du bouclier fiscal et réforme de l'ISF
L'adoption par la Parlement mercredi de l'allégement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et la suppression du bouclier fiscal, n'a pas mis fin aux critiques de l'opposition. Cette dernière estime notamment que ces modifications législatives ne garantissent pas à l'Etat la possibilité de récupérer les recettes perdues par la réforme de l'ISF et qu'elle avantage globalement les contribuables les plus riches.

"Je ne crois pas qu'augmenter globalement aujourd'hui de 700 millions d'euros l'imposition du patrimoine serait une bonne idée", répond Henri Guaino dans Libération.

"Il y a en fait un problème de cohérence: entre la taxation du patrimoine et celle des revenus du patrimoine, il faut choisir. Le plus important à l'avenir, c'est de rétablir l'équité fiscale entre revenus du travail et revenus financiers."

Il se prononce ainsi pour la réintégration progressive des revenus du capital dans l'assiette de l'impôt sur le revenu en abaissant les taux de celui-ci et évoque la possibilité d'une taxation des transactions financières. "Désormais, chaque fois qu'un effort supplémentaire sera demandé aux Français, les plus riches n'en seront plus exonérés", assure-t-il.

Contre la hausse du Smic
Henri Guaino
se dit également favorable, à titre personnel, à une réflexion sur la fusion entre la CSG (contribution sociale généralisée) et l'impôt sur le revenu, une idée défendue par la
gauche et rejetée par l'UMP.

Il rejette en revanche toute idée d'un "coup de pouce" au Smic pour favoriser le pouvoir d'achat des revenus les plus faibles. "Nous avons un problème de pouvoir d'achat des salaires mais
nous ne le résoudrons pas en augmentant le salaire minimum", dit-il. "Ce serait prendre le risque de détruire l'emploi des moins qualifiés en alourdissant le coût du travail."

Le Smic, actuellement fixé à 9,00 euros brut de l'euro, soit 1.365 euros brut par mois pour un plein temps, pourrait être revalorisé automatiquement le 1er août si l'accélération de l'inflation est confirmée mercredi par les chiffres des prix à la consommation du mois de juin.