La gauche du PS réclame une réforme fiscale

(Julien Muguet Maxppp)

Alors que le gouvernement français prépare un budget d'une rigueur forcée pour 2014, les différents courants de gauche PS réclame une réforme fiscale visant à redonner du pouvoir d'achat aux Français. Parmi les propositions : fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG en un "grand impôt sur le revenu à la fois progressif, individualisé et prélevé à la source".

Lors
d'une conférence de presse commune, les quatre courants du Parti socialiste (la Gauche durable, la gauche populaire,
Maintenant la gauche et un monde d'avance), ont exposé, mardi matin, leur
proposition de réforme fiscale dans le but de renforcer le volet redistribution de l'impôt.

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Avant son élection, le
président François Hollande avait promis "une grande réforme
permettant la fusion à terme" de l'impôt sur le revenu et la CSG. Ce mardi, la proposition
de la gauche du PS peut donc être
interprétée comme un rappel du président à ses engagements. Pour les signataires, une telle réforme serait l'occasion "de démontrer que la
gauche n'est pas synonyme de matraquage fiscal que l'impôt peut aussi être un
authentique outil de redistribution".

Une réforme engagée

Concrètement,
l'ensemble de la gauche PS propose de rendre progressive la CSG (Contribution sociale
généralisée) en abaissant son taux pour les bas
et moyens revenus. Cette baisse serait financée par des hausses correspondantes
sur les hauts revenus. Proposition est aussi faite de modérer les hausses de
TVA et de fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG en un "grand impôt sur
le revenu à la fois progressif, individualisé et prélevé à la source". Enfin, les élus en faveur de cet appel plaident
pour une "fiscalité écologique populaire et efficace".

Favorable
à ce projet de réforme, le député PS de la Nièvre Christian Paul, estime qu'une
telle réforme doit être un point important du budget pour les années à venir. Elle serait indispensable "afin de redonner davantage de justice et de rendre du pouvoir d'achat aux couches populaires ".

 

Une
gauche désunie ?

La
députée PS Elisabeth Guigou, elle, ne croit pas au "grand soir
fiscal
". Si elle trouve "intéressantes " les réflexions contenues
dans l'appel des quatre "sensibilités" de gauche, elle préférerait
une réforme plus progressive. La présidente de la commission des Affaires
étrangères à l'Assemblée estime "qu'il faut qu'il y ait des étapes pour que
nous ayons une fiscalité beaucoup plus juste
".

"Le
grand soir fiscal n'existe pas" (Bernard Cazeneuve)

Répondant à l'appel des différents courants PS, le ministre délégué au
Budget a carrément exclu la possibilité d'une grande réforme des impôts. Il a estimé que la réforme fiscale est "déjà massivement engagée ".

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