VIDEO. Perquisitions chez La France insoumise : Edouard Philippe se dit "choqué" par la "violence" envers les policiers

"Je ne crois pas que nous gagnions quoi que ce soit à remettre en cause l'indépendance de la justice", a lancé le Premier ministre à l'encontre du député LFI Alexis Corbière, au lendemain de la perquisition mouvementée dans les locaux parisiens des "insoumis".

"Les images que j'ai vues étaient d'une très grande violence à l'égard de fonctionnaires de police qui exerçaient leur mission, d'une très grande violence à l'égard de procédures qui ne relèvent pas du gouvernement." Répondant à une question d'Alexis Corbière lors des questions au gouvernement, mercredi 17 octobre, Edouard Philippe s'est dit "choqué" par la "très grande violence" envers les policiers sur les images montrant les perquisitions mouvementées, mardi, au siège de La France insoumise (LFI). On y voit notamment le leader du parti, Jean-Luc Mélenchon, bousculer un policier et un procureur.

"Tous ceux qui ont déjà été mis en cause ont gardé leur calme"

Edouard Philippe n'avait pas condamné l'attitude de Jean-Luc Mélenchon et des cadres de LFI lors des questions à l'Assemblée mardi. Mais "entre hier et aujourd'hui, j'ai vu des images dont je vais vous dire, M. le député, qu'elles m'ont choqué".

Je ne crois pas que nous gagnions quoi que ce soit à remettre en cause l'indépendance de la justice.

Edouard Philippe

à Alexis Corbière

Faisant allusion aux perquisitions chez d'autres hommes politiques par le passé, le Premier ministre a ajouté : "J'observe que tous ceux qui ont été mis en cause, et qui parfois ont vu, je le reconnais, leur honneur mis en cause, tous ceux-là, me semble-t-il, ont systématiquement gardé à l'égard des forces de police et à l'égard de l'institution judiciaire un très grand calme".

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