Procès Mélenchon : les parties civiles l'accusent d'avoir voulu monter l'affaire en épingle

france 3

Jean-Luc Mélenchon comparaît depuis jeudi 19 septembre au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) en compagnie de cinq autres insoumis pour rébellion au moment de la perquisition de la permanence du parti. Les précisions de la journaliste Emmanuelle Lagarde, en duplex sur place.

Le patron de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, est à la barre du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) depuis jeudi 19 septembre pour rébellion, notamment, lors de la perquisition de la permanence du parti en octobre 2018. S'il dénonce depuis toujours un procès politique, pour les parties civiles, c'est lui et lui seul qui veut donner une dimension politique à ce procès. "C'est Me Dupond-Moretti qui a sonné la charge la plus lourde contre Jean-Luc Mélenchon vendredi matin, en qualifiant sa défense politique de pathétique. Pour cet avocat qui défend certains des policiers pris à partie le jour de la perquisition, c'est bien Jean-Luc Mélenchon qui a voulu faire de la politique ce jour-là. Ils en veulent pour exemple les deux visages de l'élu pendant la matinée des perquisitions, d'abord très calme, puis criant face aux policiers une fois que les caméras étaient là", explique la journaliste Emmanuelle Lagarde, en duplex sur place.

A-t-il bénéficié d'un traitement de faveur ?

"Pour beaucoup d'avocats des parties civiles, Jean-Luc Mélenchon a adopté cette attitude pour faire parler de La France insoumise. Certains ont même estimé qu'il avait bénéficié d'un traitement de faveur ce jour-là. Pour eux, si certains de leurs clients s'étaient comportés ainsi vis-à-vis des forces de l'ordre, ils auraient été immédiatement emmenés en garde à vue, ce qui n'a pas été le cas pour les militants de La France insoumise. Vendredi après-midi, ce sera au tour de la défense de Jean-Luc Mélenchon de s'exprimer", conclut-elle.

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