Pour François Ruffin, "le danger qui peut nous rassembler, c’est la crise climatique"

François Ruffin, député de La France insoumise de la Somme, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 12 juin 2019.
François Ruffin, député de La France insoumise de la Somme, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 12 juin 2019. (ESTELLE RUIZ / NURPHOTO / AFP)

Le député de la France insoumise de la Somme a accordé une interview au "Monde" à l'occasion de la publication de son livre "Il est où, le bonheur" dans lequel il prône la création d'un "Front populaire écologique" et une union des partis de gauche.

"Je saisis cette crise écologique comme une chance : quel est le sens de l’existence ? Produire plus pour consommer plus ?" François Ruffin, député de La France insoumise de la Somme, a accordé un entretien au Monde (article payant) samedi 2 novembre. Il revient sur la notion de "Front populaire écologique" qu'il développe dans son livre Il est où, le bonheur (édition Les Liens qui libèrent) à paraître le 6 novembre.

"Nous sommes dirigés par une élite inconsciente, ou cynique, obsédée par la croissance, la concurrence, la mondialisation, qui fonce droit dans le mur écologique. Nous devons lui reprendre le volant des mains et cet impératif peut nous rassembler", déclare François Ruffin, qui estime poursuivre son "rôle d’intellectuel".

"Il n’y aura rien sans débordement populaire"

Pour le député, "il faut ouvrir d’autres espoirs entre l’extrême argent et l’extrême droite". Autrement dit, selon sa vision, entre LREM et le RN. "Je ne brandis pas le spectre d’une Marine Le Pen qui remporterait la présidentielle, insiste-t-il. Et de lancer : "Le danger qui peut nous rassembler, c’est la crise climatique. La bataille n’est plus sur le niveau de vie, mais sur la vie elle-même."

Selon François Ruffin, "la gauche doit rompre avec le triptyque concurrence-mondialisation-croissance". Et elle doit "mettre à la place l’entraide ; les liens plutôt que les biens ; consommer moins pour répartir mieux". Pour lui, "cette rupture peut se révéler populaire". Et il est en convaincu : "Il n’y aura rien sans débordement populaire."

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