Le député François Ruffin affirme être surveillé pour "sédition"

Le député de La France insoumise François Ruffin arrive à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 4 décembre 2018.
Le député de La France insoumise François Ruffin arrive à l'Assemblée nationale, à Paris, le 4 décembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Les autorités judiciaires assurent au "Monde" qu'aucune enquête visant le député de La France insoumise n'est en cours.

Il en est sûr, il est la cible d'une enquête. Dans une vidéo publiée samedi 8 décembre, le député de La France insoumise François Ruffin affirme que la Direction générale de sécurité intérieure (DGSI) "monte un dossier sur [lui] pour sédition, comme quoi [il] mènerait de manière clandestine un complot contre l'Etat". "On assiste à un resserrement autoritaire de la caste. C'est la démocratie contre l'oligarchie, c'est parti" , affirme-t-il dans sa voiture.

Le Monde assure, de source judiciaire, qu'aucune en quête le visant n'est en cours. "Selon nos informations, aucune enquête administrative ne serait menée par la DGSI sur le député", complète le quotidien.

"La lumière éloigne les vampires"

Interrogé par le journal, François Ruffin maintient pourtant ses propos : "Des contacts au sein des services de sécurité ont indiqué qu'un dossier était ouvert à mon nom, que j'étais surveillé pour 'sédition'. Ils ont fourni des informations assez précises qui témoignaient qu'ils avaient bien accès à mes échanges, téléphoniques notamment."

Le député explique également pourquoi il a souhaité faire cette vidéo. "Tout mon travail est public, par choix : engager le peuple à l'action (dans la rue ou dans les urnes), et non mener une activité groupusculaire. Aussi, logiquement, j'ai rendu cela public : tout comme la lumière éloigne les vampires, le ridicule devrait faire fuir les 'barbouzes'. Mais tout cela m'amuse plutôt", ajoute-t-il.

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