L'UMP pourra se rebaptiser "Les Républicains"

(L'UMP pourra se rebaptiser "Les Républicains", en attendant d'éventuels recours sur le fond © PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN)

Saisi en urgence par plusieurs associations, formations politiques de gauche et 140 particuliers, le tribunal des référés a jugé légale la volonté de l'UMP de se rebaptiser "Les Républicains". En attendant d'autres actions sur le fond, le recours des plaignants est donc rejeté, et Nicolas Sarkozy pourra soumettre le nouveau nom de son parti à ses militants cette semaine.

Les plaignants ont été déboutés. Saisi en urgence sur la légalité du changement de  nom de l'UMP, qui souhaite se rebaptiser "Les Républicains", le tribunal des référés a rejeté le recours en justice. Il n'y a donc pas a priori de "trouble illicite" à l'utilisation de ces termes par le parti de Nicolas Sarkozy, qui va pouvoir soumettre le changement de nom aux adhérents jeudi et vendredi.

A l'adresse des plaignants, notamment les partis politiques ayant déposé le recours, le député UMP Daniel Fasquelle a déclaré qu'ils "ont subi un revers terrible. Tout le monde a compris que c'était une manoeuvre politique, et cette manoeuvre a échoué. Le droit est clair, nous pouvons nous appeler 'Les Républicains', et nos militants pourront voter" .

"Tout le monde a compris que c'était une manoeuvre politique, et cette manoeuvre a échoué", Daniel Fasquelle, député UMP
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"Appropriation du bien commun"

147 associations, partis de gauche et particuliers portant le patronyme Républicain s'étaient rassemblés pour s'opposer à ce changement de nom. Pour eux, il s'agit d'une "appropriation du bien commun ". "Nous sommes tous républicains de par l'article premier de la Constitution ", juge ainsi Me Christophe Léguevaques, l'un des avocats portant la plainte, qui a déclaré à la sortie de l'audience qu'il allait "probablement faire appel de cette dédision. Son confrère Me Matthieu Boissavy poursuit : "il y a une déloyauté, nous le maintenons, dans la compétition électorale entre partis politiques (...) Ceci est inacceptable ".

"Il y a une déloyauté dans la compétition électorale entre partis politiques, ceci est inacceptable" Me Matthieu Boissavy, porteur de la plainte
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