L'enquête préliminaire visant Aquilino Morelle classée sans suite

(L'ancien conseiller de l'Elysée avait été mis en cause dans une enquête de Mediapart, selon laquelle il aurait été rémunéré 12.500 euros en 2007 par un laboratoire danois © Maxppp)

L'enquête préliminaire visant l’ancien conseiller du président François Hollande, sur une éventuelle prise illégale d'intérêts en lien avec des laboratoires pharmaceutiques, a été classée sans suite.

L’affaire avait contraint le conseiller politique du président de la République à démissionner, le 18 avril 2014 : ce lundi, dans un entretien au journal Le Parisien, Aquilino Morelle assure avoir reçu notification de ce classement sans suite le 8 février dernier, après, explique-t-il, "avoir été auditionné ". Il dénonce une accusation "ronflante ", sans le "moindre fondement" , une "calomnie destinée à (le) contraindre à quitter (ses) fonctions ". Et, Aquilino Morelle se dit satisfait "d'être lavé de toutes ces accusations mensongères ", en estimant que "tout cela était parfaitement prévisible ".

Laboratoire danois et cireur de chaussures

L'ancien conseiller de l'Elysée avait été mis en cause dans une enquête de Mediapart, selon laquelle il aurait été rémunéré 12.500 euros en 2007 par un laboratoire danois, Lundbeck, alors qu'il travaillait à l'Inspection générale des affaires sociales. Le journal en ligne avait également rapporté une scène plus symbolique et embarrassante du conseiller se faisant cirer ses nombreuses et luxueuses chaussures dans un salon de l'hôtel Marigny, tout proche de l'Elysée.

Une image décalée pour celui qui inspira très largement le fameux discours du Bourget de janvier 2012 dans lequel le candidat Hollande clamait que son "principal adversaire " était "le monde de la finance " et promettait de ramener l'argent au rang de "serviteur et non d'un maître ".

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