"L'égalité hommes-femmes", l'un des combats de Martine Aubry

Elisabeth Guigou, Martine Aubry et Pierre Laurent (PCF), à la Fête de l\'Huma
Elisabeth Guigou, Martine Aubry et Pierre Laurent (PCF), à la Fête de l'Huma (Dominique Cettour-Rose)

La candidate à la primaire socialiste Martine Aubry organise mercredi soir à Paris un meeting sur l'égalité hommes-femmes, thème-phare de son programme pour 2012

La candidate à la primaire socialiste Martine Aubry organise mercredi soir à Paris un meeting sur l'égalité hommes-femmes, thème-phare de son programme pour 2012

"Je veux parler de la place des femmes dans notre société, dans l'entreprise, des violences qui leur sont faites, de leurs droits propres", a déclaré Martine Aubry mardi au journal Libération.

Dans son programme pour 2012, la maire de Lille propose un train de mesures en faveur de la parité. Si elle est élue présidente, les entreprises devront conclure des
accords supprimant les écarts de rémunération entre femmes et hommes dans un délai de trois ans, sous peine de perdre aides publiques et exonérations de charges sociales. Martine Aubry veut aussi supprimer le financement public aux partis qui ne respecteront pas la parité et annonce un gouvernement composé à égalité de femmes et d'hommes.

"Je pense qu'une femme à l'Elysée ce serait bien pour les femmes mais aussi pour les hommes !", aime-t-elle répéter.

L'ancienne ministre de la Justice, Elisabeth Guigou, approuve son idée de recréer "un grand ministère des Droits de la femme" pensant qu' "il y a plus de garanties que ce soit appliqué si c'est Martine qui gagne la primaire car elle s'est engagée personnellement et fortement", a-t-elle déclaré. Dans le cas d'une victoire de François Hollande, "il faudra faire pression mais la meilleure chose à faire, selon elle, c'est faire gagner Martine".

La candidature Aubry soutenue par des organisations féministes

La candidature Aubry est soutenue par des organisations féministes, qui y voient un moyen d'accélérer les réformes en faveur des femmes, discriminées dans la vie politique comme dans celle de l'entreprise.

Sous-représentées au gouvernement comme au Parlement (19% à l'Assemblée, 23% au Sénat), leur salaire est inférieur de 25% en moyenne à celui des hommes et elles sont beaucoup plus touchées qu'eux par la précarité.

"Autour de Martine, il y a des femmes qui connaissent la vie réelle, ce qui permet d'amener dans le débat politique des sujets qui ne sont pas portés par d'autres", note sa porte-parole de campagne, Anne Hidalgo. "Des intentions aux actes, il y a un gouffre quand même", tient à faire remarquer Elisabeth Guigou.

En France, les femmes représentent 53 % de l'électorat.

Martine Aubry avait pris ses distances avec Dominique Strauss-Kahn déclarant : "Je pense la même chose que beaucoup de femmes", a propos de l'attitude de l'ancien directeur général du FMI. Les féministes attendent de sa part un positionnement fort et qu'elle tire les conséquences de ce qu'a révélé l'affaire DSK.

Des femmes et hommes issus du monde associatif, de la recherche ou du spectacle seront présentes et présents autour de Martine Aubry mercredi soir au Cabaret Sauvage, à Paris : l'anthropologue Françoise Héritier, la journaliste Laure Adler ou Caroline de Haas, fondatrice du comité Osez le féminisme mais aussi la responsable de la maternité des Lilas Laure Brival et l'économiste Rachel Silvera.

Avortement, congé parental, égalité professionnelle et salariale, violences faites aux femmes : ces sujet ont été abordés la semaine dernière lors d'une réunion de soutien à Martine Aubry organisée dans un restaurant parisien.