Jean-Luc Mélenchon ira bien au congrès du PCF

(Jean-Luc Mélenchon, qui s'est lancé dans la présidentielle 2017, cette fois, sans l'aval du Parti communiste, se rendra finalement jeudi à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) au congrès du PCF malgré un grand froid avec la direction du parti © Maxppp)

Le 37e congrès du Parti communiste s'ouvre ce jeudi matin à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis avec en invité surprise Jean-Luc Mélenchon, l'ancien candidat de la gauche radicale en 2012, soutenu à l'époque par le PCF. Depuis, le Front de gauche a capoté et la direction du PCF fustige la nouvelle candidature "en solo" de Jean-Luc Mélenchon pour 2017.

Ils ont appris sa venue par communiqué de presse. "Même pas un petit coup de fil"... Au Parti communiste, on n'en peut plus des manières de Jean-Luc Mélenchon, jugées "inutilement blessantes". Ainsi son choix délibéré d'organiser son premier rassemblement de campagne en pleine clôture du congrès communiste dimanche. "Je lui avais demandé de ne pas le faire, c'est inélégant", fulmine le patron du parti, Pierre-Laurent.

 Cet après-midi, certains militants diront peut-être à Jean-Luc Mélenchon ce qu'ils ont sur le cœur. Chevilles ouvrières de sa campagne de 2012, ils n'aiment pas qu'on les prenne pour des "colleurs d'affiche" et des "porte-monnaies". C'est Pierre-Laurent qui le dit. Sauf qu'en interne, sa ligne à lui est contestée. Le secrétaire national du PCF défend le projet de primaire citoyenne et a même topé avec le PS pour intégrer un comité d'organisation. Depuis, il a clarifié : pas question d'une primaire avec Hollande. Mais la méfiance demeure dans les rangs militants. Du coup, certains voient d'un bon œil la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Après tout, il est le mieux placé. Soutien "marginal", évacue la direction, qui s'engage néanmoins à bien recevoir Jean-Luc Mélenchon. Il sera tout à l'heure poliment conduit au premier rang.

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