Jean-Luc Mélenchon est candidat contre Marine Le Pen à Hénin-Beaumont

Jean-Luc Mélenchon prononce un discours à Paris, le 4 mai 2012.
Jean-Luc Mélenchon prononce un discours à Paris, le 4 mai 2012. (AFP - Martin Bureau)

Jean-Luc Mélenchon a officialisé, samedi 12 mai, sa candidature face à Marine Le Pen aux législatives. Le leader du Front de gauche entend bien faire vaciller la candidate frontiste dans son fief d'Hénin Beaumont.

Jean-Luc Mélenchon a officialisé, samedi 12 mai, sa candidature face à Marine Le Pen aux législatives. Le leader du Front de gauche entend bien faire vaciller la candidate frontiste dans son fief d'Hénin Beaumont.

L'information circulait depuis la veille. Samedi, Jean-Luc Mélenchon l'a confirmée sur France 3 Nord/Pas-de-Calais puis lors d'une conférence de presse à la mi journée.

L'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle s'opposera bien à Marine Le Pen dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.

"Je suis un citoyen et partout chez moi"

" Je propose ma candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais", a déclaré M. Mélenchon. "Je forme le vœu que les citoyens veuillent majoritairement être représentés à l'Assemblée nationale par quelqu'un qui porte comme réponse à la crise le social et pas l'ethnique", a-t-il ajouté.

Interrogé sur sa légitimité à se présenter dans cette circonscription, M. Mélenchon a répondu : "Je suis un citoyen et partout chez moi".

"Je représente la République et l'idée qui est née ici dans ce bassin minier, du mouvement ouvrier qui a trouvé un nouveau prolongement dans le programme que je présente, 'l'humain d'abord'. Voilà qu'elle est ma légitimité et c'est celle de tout Français qui est partout chez lui sur le territoire de la République", a-t-il poursuivi.

Ne pas fuir les débats

Expliquant qu'il ne s'agissait pas d'une "discussion artificielle, ni surtout personnelle", M. Mélenchon a dit s'attendre à à une bataille difficile face à Marine Le Pen, en rappelant que "dans toute l'Europe, l'extrême droite est en progrès" ainsi que le Front de gauche.

"Les arguments que nous nous opposons l'un à l'autre ne sont pas des arguments à la marge", mais "au contraire au centre de ce qui se passe", a-t-il insisté. "La démocratie est faite de grands enjeux, de grands débats et il ne faut pas les fuir.

"Quel genre de responsable de gauche je serais si j'allais me planquer, me cacher dans une circonscription confortable où j'aurais pour principal projet ma personne et d'être élu ?", a également fait valoir M. Mélenchon. "Je suis déjà élu (au parlement européen NDLR), (...) ma vie politique est faite, ma notoriété est déjà construite", a-t-il ajouté.

Candidature approuvée par les instances locales du FG

Vendredi soir, un vote de la direction départementale du Pas-de-Calais, qui regroupe une cinquantaine de représentants de militants Parti communiste français (PCF), avait validé la candidature de M. Mélenchon.

Hervé Poly, secrétaire départemental PCF du Pas-de-Calais, jusqu'ici candidat dans la 11e circonscription du département, s'était dit prêt à laisser sa place au leader du Front de gauche.

La guerre au FN

Durant l'élection présidentielle, M. Mélenchon avait fait de la candidate frontiste sa principale adversaire mais il échoué dans sa tentative de la dépasser au premier tour, la présidente du FN recueillant 17,9%, loin devant lui.

Sur le plan local, Marine Le Pen, ancienne conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, est arrivée en tête du premier tour dans la 11e circonscription (31,42%), devant François Hollande (28,75%) et Nicolas Sarkozy (15,79%) et Jean-Luc Mélenchon (14,85%).

Au second tour, François Hollande a recueilli 60,44% des voix contre 39,56% à Nicolas Sarkozy.