Jean-Louis Borloo renonce à ses mandats pour raisons de santé

(Charles Platiau Reuters)

Jean-Louis Borloo a décidé de mettre un terme "à ses fonctions et mandats" politiques, indique-t-il dimanche dans un courrier à l'UDI. Il abandonne donc la présidence de l'UDI et celle du groupe à l'Assemblée nationale. L'ancien ministre est en convalescence depuis janvier, après son hospitalisation pour une pneumonie doublée d'une septicémie.

Il était en retrait de la vie politique depuis fin janvier, pour des problèmes de santé, une pneumonie doublée d'une septicémie. Le président de l'UDI Jean-Louis Borloo annonce dimanche qu'il a décidé "de mettre un terme à ses fonctions et mandats", selon un courrier envoyé au comité exécutif de son parti.

Après sa maladie il y a deux mois, il avait promis de revenir et de faire campagne pour les éléctions européennes, si ses médecins l'y autorisaient. Mais aujourd'hui il ne se dit plus "capable" d'assurer ses fonctions. "Je n'ai pas en l'état toute l'énergie nécessaire pour remplir complètement  toutes mes responsabilités ", "j'ai donc décidé de mettre un terme à mes  fonctions et mandats ", écrit Jean-Louis Borloo.

Coup dur pour l'UDI

Celui qui aura 63 ans lundi abandonne donc la présidence de l'UDI et celle du groupe à l'Assemblée nationale. Il ne précise pas si il quitte aussi son siège de député de la 21e circonscription du Nord. Il n'est pas question pour lui de revenir dans la vie politique avant la fin de l'année.

Ce départ est un coup dur pour l'UDI, sur le plan affectif confie un de ses proches, et pour la famille centriste. Car Jean-Louis Borloo était parvenu ces derniers mois, indique son courrier, à faire travailler ensemble des centristes alors que personne n'y croyait.

Aux élections municipales, l'UDI revendique plus d'un tiers des villes conquises par le centre et la droite. Jean-Louis Borloo encourage d'ailleurs tous ses amis politiques à poursuivre sur cette lancée aux élections européennes, puis aux sénatoriales à l'automne, et enfin aux régionales l'année prochaine. Des défis qu'ils devront relever sans celui qui s'etait imposé comme leur leader.

Unanimité des responsables politiques

"La démarche d'existence et d'unité du centre qui a été la nôtre depuis cet automne va se poursuivre. Nous en sommes tous responsables ", a réagi François Bayrou, en référence au rapprochement entre le Modem et l'UDI, notamment en vue des européennes. François Bayrou a également assuré dimanche à Jean-Louis Borloo son "soutien" et son "affection".

Vue les raisons de son départ, Jean-Louis Borloo semble bien faire l'unanimité. "Une décision personnelle qui appelle au respect ", "il manquera beaucoup à la vie politique ", a indiqué Nathalie Kosciusko Morizet. La candidate malheureuse à la mairie de Paris avait eu des relations conflictuelles avec lui lorqu'elle était sa secrétaire d'Etat à l'Ecologie sous le gouvernement Fillon. Elle lui avait ensuite succédé au ministère de l'Ecologie.

Du côté des écologistes, Emmanuel Cosse salue un homme qui a montré ses engagements, notamment dans le cadre du Grenelle. "C'est un écologiste parmi d'autres, il y a des choses sur lesquelles on était rassemblé et d'autres sur lesquelles on était en désaccord ", ajoute la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts.

 

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