Sécurité : Gérald Darmanin dit vouloir "stopper l'ensauvagement d'une certaine partie de la société"

Le ministre de l\'Intérieur, Gérald Darmanin, le 22 juillet 2020 au palais de l\'Elysée, à Paris.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le 22 juillet 2020 au palais de l'Elysée, à Paris. (NICOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / AFP)

La ministre de l'Intérieur reprend un terme qui a été utilisé par des élus du Rassemblement national ces dernières semaines.

Gérald Darmanin droitise son vocabulaire. Le ministre de l'Intérieur estime qu'il "faut stopper l'ensauvagement d'une certaine partie de la société" dans un entretien accordé vendredi 24 juillet au Figaro (article payant).

"Nous assistons à une crise de l'autorité. Il faut stopper l'ensauvagement d'une certaine partie de la société. Il faut réaffirmer l'autorité de l'État, et ne rien laisser passer", déclare le ministre à la veille d'un déplacement à Nice sur le thème de l'insécurité.

Le ministre de l'Intérieur n'est pas le premier responsable politique à utiliser le mot d'"ensauvagement" pour évoquer les récentes violences commises à Dijon, l'attaque contre un chauffeur de bus à Bayonne, ou encore la mort d'une jeune femme percutée par un chauffard à Lyon. Ces dernières semaines, ce terme avait été employé par l'eurodéputé du Rassemblement national Jordan Bardella dans une tribune publiée par le site de Valeurs Actuelles, ou encore par le député RN Louis Aliot mercredi, lors des questions au gouvernement.

"Protéger ceux qui nous protègent"

Samedi, le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, accompagneront le Premier ministre, Jean Castex, à Nice, où des tirs ont récemment éclaté en plein jour devant un supermarché. "Ma vision est celle des Français de bon sens : les policiers et les gendarmes nous protègent, et ils courent derrière les voyous. Le rôle du ministère de l'Intérieur, c'est de protéger ceux qui nous protègent, et de les aider à courir derrière les voyous", ajoute Gérald Darmanin.

Le ministre de l'Intéreur réaffirme également dans cet entretien sa volonté de "combattre avec la première énergie" l'islamisme. "Ce qui est très inquiétant, c'est que nous sommes aujourd'hui face à la radicalité d'une minorité très agissante qui veut manifestement mettre à bas les valeurs fondamentales de notre Etat et le principe même de la nation française", analyse-t-il.

Chacun le sait, il ne faut pas être naïf sur une radicalité islamiste qui est un grand danger et gangrène la République. Pour paraphraser une formule célèbre : 'L'islamisme, voilà l'ennemi !'Gérald Darmaninau Figaro

Sur l'islam, le ministre estime qu'"il faut réaffirmer un principe de laïcité avec une religion parfaitement compatible avec la République, qui souffre parfois d'une multiplicité d'interlocuteurs et d'influences étrangères".

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