Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur : "La présomption d'innocence doit être garantie", tout comme "l'équité entre les parties", estime Olivier Faure

Olivier Faure, premier secrétaire du PS, le 17 février sur France Inter.
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, le 17 février sur France Inter. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a estimé que "l'équilibre entre les parties" n'était plus garanti depuis la nomination de Gérard Darmanin, visé par une plainte pour viol, au poste de ministre de l'Intérieur.

Dans son interview du 14-Juillet, Emmanuel Macron a défendu son ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, au nom de la "présomption d'innocence". "Evidemment la présomption d'innocence doit être garantie, mais ce n'est pas le seul principe en droit pénal, on doit aussi garantir l'équité et l'équilibre entre les parties", a assuré mercredi 15 juillet, sur France Inter, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste. "Comment voulez-vous qu'il y ait un équilibre entre les parties quand il y en a un qui devient ministre de l'Intérieur et qui va avoir toutes les remontées d'informations sur l'enquête et une femme qui est vilipendée par les soutiens du chef de l'Etat ?", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas le motif d'une promotion"

Olivier Faure a rappelé que "le ministre Darmanin a reconnu avoir échangé sa position de pouvoir contre un service""Vous imaginez si j'étais dans ma permanence chaque semaine à voir une femme arriver et lui dire : 'Ecoutez, je veux bien vous aidez pour tel ou tel dossier, mais il faudra passer par ma chambre d'hôtel'", s'est insurgé le patron du Parti socialiste. Olivier Faure a affirmé que "non, ce n'est pas normal de monnayer ses services dans la République française et ce n'est pas le motif d'une promotion comme cela l'a été pour monsieur Darmanin".

Lors de son interview télévisée, le chef de l'Etat a assuré avoir parlé avec lui "d'homme à homme". Une phrase qui "doit faire bondir tout le monde, pas que les associations féministes", a estimé Olivier Faure. Pour le patron du PS, ces propos véhiculent l'idée selon laquelle "le fait d'avoir une conversation entre hommes permettait de balayer toute forme d'accusations qui seraient portées par une femme qui elle serait renvoyée au statut d'accusatrice et celui qui est accusé en position de victime". "Mais quelle inversion des valeurs", a-t-il dénoncé.

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