REPLAY. Coronavirus, taxe d'habitation, affaire Darmanin... retrouvez l'intégralité de l'interview de Jean Castex sur France 2

Le nouveau chef du gouvernement était l'invité de Laurent Delahousse jeudi soir. 

La suppression de la taxe d'habitation va se poursuivre au rythme initialement prévu, a annoncé le Premier ministre, Jean Castex, sur le plateau du "20 Heures" de France 2, vendredi 17 juillet, indiquant toutefois que l'exécutif s'adaptera "en fonction de l'évolution de la conjoncture". Lors de son entretien télévisé du 14 juillet, Emmanuel Macron avait évoqué la possibilité de "décaler un peu, pour les plus fortunés d'entre nous", soit 20% des ménages les plus riches, la suppression de cette taxe prévue d'ici à 2023 pour l'intégralité des ménages. 

Sur le coronavirus, la situation n'est "pas grave" en France mais appelle à "la vigilance". Interrogé sur un éventuel reconfinement en France, à l'instar de celui qui semble imminent à Barcelone, le Premier ministre a fait valoir que "les chiffres à Barcelone sont beaucoup plus dégradés que ce que nous observons" en France, même s'il y a "eu incontestablement un relâchement""Il faut être vigilant. (Nous ne sommes pas) dans une situation grave, mais c'est une situation qui appelle plus de vigilance", a déclaré le chef du gouvernement. Sur le non respect du port du masque, obligatoire dans les lieux publics clos à partir de lundi, Jean Castex a évoqué des "sanctions" sans préciser lesquelles.

Sur les retraites, une "évolution de la métode". Le Premier ministre a donné des gages vendredi aux partenaires sociaux en acceptant de "détendre le calendrier" sur les réformes des retraites et de l'assurance-chômage. "Le contexte par rapport à janvier est bouleversé. Il est indispensable que nous recherchions un maximum de cohésion sociale pour traiter les problèmes", a-t-il expliqué sur France 2. "J'ai proposé aux partenaires sociaux une évolution de la méthode. Je leur ai dit : 'Adaptons notre calendrier car nous changeons nos priorités'", a-t-il ajouté.

 Une accélération du rythme de création de postes dans la justice. Interrogé sur la "restauration de l'autorité de l'Etat", qu'il a plusieurs fois évoquée depuis son arrivée à la tête du gouvernement, Jean Castex a répondu : "Les forces de sécurité font leur travail. En revanche, là où ça ne suit pas, c'est au niveau de la réponse pénale, car l'Etat a délaissé l'autorité judiciaire. Dans le budget 2021, nous allons accroître le rythme de création de postes dans la justice."

"Faites confiance à la justice" dans l'affaire Darmanin. Interrogé sur la controverse autour de la nomination de Gérald Darmanin comme ministre de l'Intérieur, Jean Castex rappelle que "le principe de la présomption d'innocence s'applique à tous les citoyens". "Je respecte toutes les opinions, je comprends tous les émois. C'est un sujet qui me touche beaucoup. (...) Faites confiance à la justice dans cette affaire comme dans les autres."

Vous êtes à nouveau en ligne