Interrogée par Nicolas Demorand, Ségolène Royal a refusé dimanche de dire formellement si elle irait aux primaires

Ségolène Royal et Martine Aubry (29 août 2010)
Ségolène Royal et Martine Aubry (29 août 2010) (AFP/XAVIER LEOTY)

Mais, a-t-elle dit, "si je suis en situation, s'il y a un rassemblement, si je suis soutenue, si je suis désignée par les primaires...".L'invitée de Cpolitique n'a pas achevé sa phrase. Lorsque le journaliste a réitéré sa question, elle a répondu : "je crois que je vous ai dit l'essentiel...".

Mais, a-t-elle dit, "si je suis en situation, s'il y a un rassemblement, si je suis soutenue, si je suis désignée par les primaires...".

L'invitée de Cpolitique n'a pas achevé sa phrase. Lorsque le journaliste a réitéré sa question, elle a répondu : "je crois que je vous ai dit l'essentiel...".

Nicolas Demorand, insistant : "Si le moment est favorable, oui vous irez ?" Ségolène Royal, dans un éclat de rire : "Ca ne vous surprend pas".

"Pas d'annonce intempestive sans en avoir parlé" à Martine Aubry
La présidente de Poitou-Charentes a précisé qu'elle ne ferait pas d'"annonce intempestive avant d'en avoir parlé avant" à Martine Aubry, "sans que Dominique Strauss-Kahn soit associé à cette discussion s'il le souhaite, Laurent Fabius s'il le souhaite, d'autres s'ils le souhaitent". "En tant que grands responsables politiques, nous n'avons pas à déclarer des candidatures dispersées, parce que ce ne sont pas les meilleures conditions du rassemblement après les primaires", a-t-elle ajouté. Pour elle, la gauche "gagnera unie" et perdra désunie.

Sur l'accord passé entre Bertrand Delanoë et Jacques Chirac dans l'affaire des emplois fictifs : "non, je ne crois pas que j'aurai passé" un accord de ce type . A propos du livre de Martin Hirsch, "Pour en finir avec les conflits d'intérêts", elle a assené : "il n'y a que la vérité qui dérange". "Pourquoi faut-il que la loi du silence l'emporte sur la transparence des règles ?"

Ségolène Royal affirme avoir refusé en 2007 de se servir du document à charge contre Sarkozy réalisé par Eric Besson
Enfin, questionnée sur l'"antisarkozysme", elle a déclaré qu'elle ne cherchait pas le consensus, mais a souligné avoir refusé, lors de sa campagne présidentielle en 2007, d'utiliser le "pamphlet très violent" d'Eric Besson contre Nicolas Sarkozy, "Les inquiétantes ruptures de M.Sarkozy". Document qui commençait ainsi : "La France est elle prête à voter en 2007 pour un néo-conservateur américain à passeport français ?".

"Souvenez vous, avec cette photo en une où on voyait le profil de Nicolas Sarkozy. C'était limite raciste", a-t-elle estimé. "On m'avait demandé en tant que candidate à l'élection présidentielle d'utiliser cet outil dans le cadre de ma campagne", a poursuivi la présidente de Poitou-Charentes.

"Je vous fais une révélation que je n'ai jamais racontée: j'ai refusé d'utiliser cela parce que j'estimais que les Français méritaient autre chose, méritaient un débat de fond sur l'avenir de la France et sur les valeurs . "Peut être est-ce à la suite de cela qu'Eric Besson a changé de camp puisque son talent n'étant pas reconnu dans sa capacité de pamphlétaire, il est allé l'exercer contre moi dans le camp d'en face", a-t-elle continué, rappelant qu'elle n'avait "pas été épargnée par les attaques en dessous de la ceinture du camp UMP et du candidat que j'avais en face de moi".

->Sur France 5 : Cpolitique

-> Sur France 2 : en vidéo, l'émission A vous de juger du 9 septembre 2010 avec Ségolène Royal


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