Hollande veut une "rupture" avec le système de santé actuel

François Hollande (ici en meeting à Strasbourg le 13-9-2011)
François Hollande (ici en meeting à Strasbourg le 13-9-2011) (AFP - PATRICK HERTZOG)

Au lendemain d'une visite à l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne), le candidat à la primaire PS a préconisé mardi "une rupture" avec "la politique de maltraitance" infligée, selon lui, au secteur de la santé par Nicolas Sarkozy

Au lendemain d'une visite à l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne), le candidat à la primaire PS a préconisé mardi "une rupture" avec "la politique de maltraitance" infligée, selon lui, au secteur de la santé par Nicolas Sarkozy

"Si cette politique de maltraitance devait se poursuivre, nous irions au devant d'une grave crise sanitaire", a estimé François Hollande dans un communiqué. "Notre système, hier fierté nationale, n'a cessé depuis 10 ans de se dégrader", a-t-il ajouté.

"Je veux une vraie rupture avec cette politique. Il faut impérativement rétablir les comptes de la Sécurité sociale, garantir l'accès aux soins pour tous et partout, redonner confiance aux acteurs du monde de la santé, reconstruire un avenir pour l'hôpital public et remettre l'industrie du médicament à sa juste place", a affirmé le candidat à la primaire socialiste.

Le député de Corrèze dénonce le "déficit abyssal" des comptes sociaux, la multiplication des "franchises" et "déremboursements", qui font "exploser le coût de la santé" et, dernièrement, "la hausse de la taxe sur les complémentaires santé, véritable impôt sur la maladie".

"La santé est donc au coeur de mon projet social", assure le candidat, jugeant notamment qu'"une politique de santé dès le plus jeune âge est essentielle pour prévenir la formation des inégalités et permettre à tous de réaliser ses pleines capacités". "Plus profondément (...), nous devons considérer la santé comme un investissement et non comme un coût, car elle est un vecteur fondamental du progrès scientifique, de notre développement économique et de notre croissance future", estime M. Hollande.