Hollande fait les yeux doux aux investisseurs étrangers

(Remy de la Mauviniere Reuters)

"Nous n'avons pas peur des capitaux qui viennent s'investir en France, nous ne voulons pas nous protéger", a assuré le chef de l'Etat, en conclusion d'un "Conseil stratégique de l'attractivité". François Hollande a annoncé à la trentaine de dirigeants de groupes industriels et de fonds d'investissements internationaux un certain nombre de mesures pour les rassurer.

Relancer l'attractivité de la France, c'était tout l'enjeu du "Conseil stratégique de l'attractivité" de l'économie française qui s'est tenu à l'Elysée ce lundi matin. Face à un aéropage d'investisseurs internationaux et de dirigeants de groupes industriels, c'est François Hollande qui conclut les débats.

Le chef de l'Etat s'est voulu rassurant : "Nous n'avons pas peur des capitaux qui viennent s'investir en France, nous ne voulons pas nous protéger. Nous n'avons pas une conception étriquée de notre intérêt national, nous considérons même que la mobilité des investissements - français à l'étranger, étrangers en France - fait partie de la réussite d'un pays".

Des visas plus faciles à obtenir

Le président de la République a ensuite détaillé les mesures susceptibles de renforcer l'attractivité. Il y a la fusion des deux agences qui s'occupaient, pour l'une des investissements étrangers en France, pour l'autre de la promotion de la France à l'étranger, UbiFrance.

François Hollande a également confirmé la création d'un "passeport talent", qui offrira une durée de séjour pour quatre ans aux jeunes diplômés qualifiés, créateurs, investisseurs, mandataires sociaux, travailleurs hautement qualifiés... "toutes ces personnes dont nous avons besoin en France et qui ne doivent pas se trouver entravées par je ne sais quelle procédure" .

Il y aura aussi des visas longue durée, de cinq ans, pour les entrepreneurs étrangers qui se rendent régulièrement en France. Leur obtention se fera en 48 heures, assure-t-il.
Quant aux étudiants et aux chercheurs, leur carte de séjour correspondra à la durée de leurs études ou de leurs recherches.

Le chef de l'Etat a également annoncé la création d'un interlocuteur unique, et d'une aide de 25.000 euros, pour aider les start-up étrangères à s'implanter en France.  Enfin, le régime de TVA applicable aux entreprises importatrices sera simplifié en 2015, tout comme les procédures en douane, qui seront dématérialisées. 

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