Hénin-Beaumont : Marine Le Pen ironise sur Mélenchon

Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) le 13 mars
Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) le 13 mars (DR)

Marine Le Pen a ironisé vendredi sur un "SCF, un sans circonscription fixe" alors que le Front de Gauche doit décider samedi d'une éventuelle candidature aux législatives de Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, la où se présente la présidente du FN.

Marine Le Pen a ironisé vendredi sur un "SCF, un sans circonscription fixe" alors que le Front de Gauche doit décider samedi d'une éventuelle candidature aux législatives de Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, la où se présente la présidente du FN.

Marine Le Pen, interrogée vendredi sur la possible perspective de se voir défier par Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont (pas-de-Calais), y a vu un souci "pas très glorieux de courir après les caméras", affirmant qu'un éventuel "parachutage" ne la "dérange pas".

Après avoir ironisé sur Jean-Luc Mélenchon, un "SCF, un sans circonscription fixe", elle a affirmé "je croyais que c'était de la rage, je m'aperçois que c'est de l'amour" rappelant ainsi que les deux candidats s'étaient affrontés pendant toute la campagne présidentielle.

"Au moment où cette circonscription souffrait mille morts, du fait des socialo-communistes et de leur corruption, M. Mélenchon non seulement n'est jamais venu, mais ne s'est jamais prononcé pour condamner la corruption", a encore accusé Mme Le Pen. "Moi, ça ne me dérange pas", a-t-elle assuré à propos de ce "parachutage" éventuel.



Le journal "La Voix du Nord" évoquait jeudi une éventuelle candidature de Jean-Luc Mélenchon, actuellement député européen, dans la circonscription où se présente Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais.

Dans son édition de vendredi, le quotidien nordiste revient sur l'éventuelle venue du candidat du Front de gauche dans le Héninois en indiquant que le PC local s'est déclaré favorable à cette candidature. "J'ai réuni mon comité de circonscription qui a donné un avis favorable, même s'il y a eu quelques réticences. Certains se sont demandé si la mayonnaise pouvait prendre, si on tapait juste. Notre idée est avant tout d'envoyer un message puissant à toute la gauche, sur un territoire qui a voté à 60 % pour Hollande et qui est tout sauf un fief de Marine Le Pen qui n'y a jamais remporté la moindre élection !", a affirmé à "La Voix du Nord", le patron de la fédération du PC, Hervé Poly, qui a longuement rencontré Jean-Luc Mélenchon, mercredi soir, à Bruxelles.