Grand Paris : Valls annonce un engagement financier "sans précédent" pour les nouvelles lignes de métro

Le Premier ministre, Manuel Valls, le 11 octobre 2014, à Blois (Loir-et-Cher).
Le Premier ministre, Manuel Valls, le 11 octobre 2014, à Blois (Loir-et-Cher). (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Le Premier ministre s'est aussi prononcé en faveur de la disparition des conseils généraux de Paris et de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne).

L'Etat s'engage pour le Grand Paris. Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé, lundi 13 octobre à Créteil (Val-de-Marne), des engagements financiers "sans précédent" pour construire les nouvelles lignes de métro de la future métropole, le Grand Paris Express.

"J'ai entendu, cher Jean-Paul Huchon, vos remarques, vos attentes, vos exigences même. Je vous confirme que l'Etat apportera 1,4 milliard d'euros à la mise en œuvre du plan de mobilisation sur la période 2015-2020", a déclaré Manuel Valls au président de la région Ile-de-France. La région va en outre recevoir, dans le cadre du budget 2015, 140 millions d'euros de recettes nouvelles. Cette annonce sur les recettes était particulièrement attendue puisque l'Etat avait abandonné cet été l'idée d'une taxe régionale de séjour de 2 euros par nuitée.

Des sources de financement non précisées

Le Premier ministre s'est cependant bien gardé de préciser les sources de ces fonds. Les différentes pistes évoquées sont la hausse de la prise en compte des surfaces de parking dans la taxe sur les locaux à usage de bureaux, de commerce et de stockage ou encore la taxe spéciale d'équipement.
 
Par ailleurs, la Société du Grand Paris, un établissement public, "financera les études permettant l'accélération des projets structurants", a indiqué le Premier ministre. Il a également cité comme projets "d'urgence" l'extension vers l'ouest du RER E – de Paris Saint-Lazare à Mantes-la-Jolie (Yvelines) –, la prolongation de la ligne 11 du métro vers l'est et l'aménagement des correspondances avec la nouvelle ligne.
 
Au passage, le Premier ministre a pris position pour la disparition des conseils généraux situés dans le périmètre du Grand Paris (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). "La disparition des conseils généraux à l'horizon 2020 s'imposera ici sans doute plus qu'ailleurs avec évidence", a-t-il estimé.