VIDEO. "Il y en a beaucoup qui sont exclus, moqués et stigmatisés" : Macron interpellé sur l'autisme lors du grand débat

Emmanuel Macron a exhorté, jeudi, un millier de jeunes réunis autour de lui en Bourgogne à se saisir du grand débat.

Son intervention a été largement applaudie. Lors du déplacement d'Emmanuel Macron à Etang-sur-Arroux (Saône-et-Loire) dans le cadre du grand débat national, une femme présente dans le public, Estelle, a interpellé le président sur la question du handicap et plus spécifiquement de l'autisme. "Je voudrais parler de la notion du handicap et principalement des personnes autistes", a lancé cette volontaire dans un établissement pour l'insertion dans l'emploi (Epide).

L'autisme est "très mal considéré, surtout en France. Beaucoup sont exclus, moqués et stigmatisés", a-t-elle poursuivi, dénonçant des "diagnostics erronés". "Il faudrait lire les livres écrits par les personnes autistes, qui de mieux que les autistes pour parler des personnes autistes ?" a-t-elle suggéré avant d'appeler à ne plus utiliser ce mot comme "insulte".

L'importance du diagnostic

"Ce qui a été dit sur l'autisme est très juste", a répondu Emmanuel Macron. "On n'est heureusement pas une société de semblables. (...) On ne se ressemble pas tous, on arrive avec des vies différentes." Le président a rappelé que l'école doit permettre à chacun, "avec ses différences, de les exprimer librement et d'être aimé avec ses différences".

Sur la question du diagnostic, Emmanuel Macron a déclaré que "la première inégalité, c'est de savoir mettre un nom sur ce qu'on a et de savoir qu'on est différent de l'autre". Il a rappelé que la qualité des soins était liée au milieu social et qu'un mauvais diagnostic ou un examen trop tardif pouvait mener à de l'exclusion.

Pour une "société inclusive", le président a indiqué que le gouvernement veillait à s'assurer que les personnes concernées soient accompagnées pour pouvoir rester à l'école.

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