L'organisation du grand débat national a coûté 12 millions d'euros, selon le gouvernement

Des participants à une réunion locale dans le cadre du grand débat national, à Bollène (Vaucluse), le 28 février 2019.
Des participants à une réunion locale dans le cadre du grand débat national, à Bollène (Vaucluse), le 28 février 2019. (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

Selon Sébastien Lecornu, le ministre chargé des Collectivités territoriales, cette somme se situe dans la fourchette de l'estimation qui avait été faite avant le lancement de cette consultation.

"Douze millions d'euros, c'est le coût de la démocratie." C'est en tout cas ce qu'a couté l'organisation du grand débat national, a affirmé Sébastien Lecornu, un des deux ministres chargés de le coordonner, lors d'une audition au Sénat, jeudi 4 avril.

"On avait estimé le coût global entre 10 et 15 millions d'euros, on va être globalement à 12 millions d'euros", a expliqué le ministre chargé des Collectivités territoriales, répondant à une question du sénateur des Républicains Philippe Dominati qui s'inquiétait de "coûts cachés".

Ces 12 millions sont répartis notamment entre "6,2 millions d'euros pour le ministère de la Transition écologique et solidaire, 3,1 millions d'euros pour les services du Premier ministre, le service d'information du gouvernement, et 1,7 million d'euros pour le ministère de l'Economie", a détaillé Sébastien Lecornu. Le reste est imputé "sur différents postes, notamment le ministère de l'Intérieur".

1,5 million de participants, selon le gouvernement

L'autre membre du gouvernement désignée comme coordinatrice, Emmanuelle Wargon, a expliqué qu'"environ 1,5 million de personnes" avaient participé au grand débat national. Un décompte qui comprend un peu plus de 500 000 de contributeurs sur la plateforme en ligne, environ 500 000 participants aux réunions locales, ainsi que "les contributeurs des cahiers citoyens, des stands mobiles et ceux qui ont écrit des courriers à la mission du grand débat".

Par ailleurs, 1 424 personnes tirées au sort ont participé aux 21 conférences citoyennes régionales. La secrétaire d'Etat auprès du ministère de la Transition écologique a reconnu que cette consultation ne restituerait pas "la parole de la totalité des Français. (...) Néanmoins, nous avons une masse significative de paroles dans des canaux très divers".

Vous êtes à nouveau en ligne